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THERMORÉCEPTEURS : Une même cellule nerveuse détecte le chaud et le froid

Publié le 18 juillet 2026 par Santelog @santelog
Une étape vers la compréhension de ces récepteurs qui permettent l'adaptation du corps à son environnement mais qui vieillissent aussi avec l'âge (Visuel Adobe Stock 2097613076)

Les cellules nerveuses de la peau ne se répartissent pas les missions, entre chaud et froid : la plupart sont capables de signaler les 2 sensations au cerveau. C’est ce que révèle une équipe de neuroscientifiques du Queensland Brain Institute, (Brisbane, Australie). La recherche, publiée dans la revue Neuron, documente comment ces thermorécepteurs augmentent leur activité au frais et la diminuent lorsque la température s’élève. Une étape vers la compréhension de ces récepteurs qui permettent l’adaptation du corps à son environnement mais qui vieillissent aussi avec l’âge. 

Les thermorécepteurs sont parmi les premiers intervenants de l’organisme : ils détectent ce qui se passe à la surface du corps et le relaient au cerveau. Une fonction vitale, tant l’humain régule étroitement sa température centrale, condition même de l’homéostasie, cette capacité à maintenir un environnement interne stable.

L’hypothèse dominante serait que la peau s’appuie sur 2 groupes distincts de cellules nerveuses, l’un dédiée au froid, l’autre au chaud.

Ces travaux remettent cette idée en cause.

L’enjeu n’est pas théorique. De nombreuses personnes perdent tout ou partie de leurs capteurs thermiques et peinent alors à réagir aux variations de température ambiante. Le vieillissement notamment constitue une préoccupation majeure : les seniors sont exposés lors des vagues de chaleur, dans un contexte de changement climatique, et des capteurs thermiques perturbés avec l’âge contribuent à expliquer une part de leurs difficultés à réguler leur température.

L’un des auteurs principaux, le Dr Clarissa Whitmire, chercheur à l’Université du Queensland, rappelle l’importance de ces thermorécepteurs, premiers intervenants de l’organisme, qui détectent et relaient au cerveau ce qui se passe à la surface du corps et permettent ainsi notre adaptation à l’environnement.

L’étude, menée chez des souris modèles, utilise l’imagerie avancée pour suivre la réponse de milliers de cellules thermoréceptrices exposées à des températures fraîches et chaudes. Les chercheurs ont volontairement concentré leur analyse sur les températures ordinaires du quotidien dont celles auxquelles on est exposé en entrant dans une pièce froide ou en se glissant dans un bain chaud. L’analyse révèle que :

  • la plupart des cellules nerveuses thermosensibles de la peau détectent à la fois le frais et le chaud ;

  • un même thermorécepteur signale donc les 2 sensations au cerveau ;
  • son activité augmente dans les conditions plus fraîches ;
  • et diminue lorsque la température s’élève ;
  • l’existence de 2 populations cellulaires distinctes est donc remise en question.

Quelles implications ? Les personnes vivant avec une lésion médullaire, une sclérose en plaques, un diabète ou une neuropathie périphérique peuvent perdre certaines capacités de leurs capteurs thermiques, ce qui complique leur réponse aux changements de température de l’environnement. Comprendre le fonctionnement réel de ces cellules est, pour ces patients, un préalable à toute thérapie.

Plus largement, des thermorécepteurs altérés constituent un indicateur précoce de dégénérescence. Comprendre le fonctionnement des thermorécepteurs du corps est essentiel pour développer des thérapies efficaces mais aussi pour favoriser un vieillissement en bonne santé.

Source: Neuron July 16, 2026 DOI: 10.1016/j.neuron.2026.06.021 Population encoding of cool and warm by thermoreceptors

Équipe de rédaction Santélog Juil 18, 2026Admin

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