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SYNDROME de STRESS POST-TRAUMATIQUE : Le diagnostiquer, ainsi que tous ses effets, avec un test sanguin

Publié le 23 juillet 2026 par Santelog @santelog
L'étude identifie  des biomarqueurs sanguins liés au syndrome de stress post-traumatique (SSPT) (Visuel Adobe Stock 233950564)

Cette équipe de biologistes du Mass General Brigham (MGB, Boston) identifie des biomarqueurs sanguins liés au syndrome de stress post-traumatique (SSPT). Ces travaux, publiés dans la revue Molecular Psychiatry, apportent également une cartographie de l’impact du SSPT sur la santé physique, montrant que le syndrome affecte plusieurs systèmes organiques.

La recherche suggère que des analyses de laboratoire de routine pourraient un jour contribuer à la prise en charge du syndrome de stress post-traumatique (SSPT) en permettant de détecter ses effets sur l’organisme et expliquent pourquoi le syndrome est lié à de nombreux problèmes de santé physique chroniques.

Des biomarqueurs sanguins associés au SSPT

L’étude analyse les données de 23.743 participants de la biobank du Mass General Brigham, qui combine les informations génomiques et celles des dossiers médicaux électroniques. Le modèle a pu estimer le risque génétique de développer un SSPT à partir de plusieurs variants génétiques associés, et le risque clinique à partir des diagnostics de SSPT enregistrés dans les dossiers électroniques. Ces analyses permettent d’identifier :

  • 16 marqueurs biologiques cliniques systématiquement associés à la fois au risque génétique de SSPT et aux antécédents de diagnostic de ce syndrome ;
  • ces biomarqueurs incluent les taux de cholestérol et de glucose,
  • ainsi que des indicateurs hépatiques tels que l’albumine et la bilirubine, en plus des numérations de globules rouges et blancs et d’autres analyses de laboratoire courantes ;
  • alors que ces tests sont fréquemment utilisés en médecine générale, ils pourraient révéler en routine clinique et en soins primaires, l’impact physique important du SSPT sur l’organisme ;
  • enfin, le SSPT est bien susceptible d’entraîner des modifications de ces biomarqueurs- plutôt que l’inverse.

L’auteur principal, le Dr Younga (Heather) Lee, professeur de psychiatrie au MGB et chercheur au département d’épidémiologie de la Harvard Chan School, relève : « notre étude suggère, et c’est important, que le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) peut entraîner des modifications physiques importantes qui affectent la santé cardiométabolique, immunitaire et hépatique, ce qui indique que le SSPT contribue en amont à ces profils de biomarqueurs défavorables.

La découverte de ces biomarqueurs sanguins va permettre d’orienter des interventions précoces visant à atténuer le risque de ces maladies chroniques associées au SSPT ».

Enfin, ces travaux mettent en lumière

l’impact multisystémique du SSPT,

qui, non traité, peut avoir des effets aussi dévastateurs sur la santé globale des patients. Le SSPT ne devrait donc pas être traité de manière isolée mais de manière holistique, pour l’ensemble de ses effets sur l’organisme.

La validation de ces biomarqueurs dans des populations plus vastes et plus diversifiées constituera une prochaine étape clé vers l’utilisation d’analyses de laboratoire de routine pour soutenir les soins du SSPT dans la pratique clinique quotidienne.

Source: Molecular Psychiatry 7 April, 2026 DOI:10.1038/s41380-026-03553-z Towards Scalable Biomarker Discovery in Posttraumatic Stress Disorder: Triangulating Genomic and Phenotypic Evidence from a Health System Biobank

Plus sur le Syndrome de stress post-traumatique (SSPT)

Équipe de rédaction Santélog Juil 23, 2026Admin

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