Des variations génétiques pourraient entraver les effets protecteurs de la vitamine D sur le diabète, constate cette équipe de l’Université de Boston. Cette recherche, publiée dans le JAMA Network Open, révèle que les sujets porteurs des allèles AA du gène ApaI du récepteur de la vitamine D (VDR) ne bénéficient d’aucun effet positif du traitement à la vitamine D. Ainsi, l’impact du taux de vitamine D sur le risque de diabète, pourrait dépendre des polymorphismes des récepteurs de la vitamine D.
Près de 50 % de la population américaine et de la plupart des pays riches souffre de prédiabète (38 %) ou de diabète de type 2. La carence en vitamine D est fréquente chez les personnes atteintes de DT2, avec une prévalence supérieure à 80 %. De précédentes recherches ont montré que les adultes prédiabétiques prenant 4.000 UI (unités internationales) de vitamine D3 par jour (pendant une durée médiane de 2,5 ans) ne bénéficient d’aucun avantage en termes de réduction de la progression vers le diabète de type 2 vs placebo.
D’autres recherches ont cependant démontré que les participants recevant de la vitamine D et maintenant certains taux sériques de 25-hydroxyvitamine D [25(OH)D] présentent des réductions du risque de diabète, d’environ 52 % et 71 %.
Alors que le diabète est l’un des principaux fardeaux sanitaires, la confirmation qu’une supplémentation en vitamine D de 4 000 UI/jour pourrait réduire son risque pourrait suggérer de nouvelles interventions en santé publique, à condition de pouvoir cibler ces interventions sur des groupes éligibles.
Les taux de vitamine D sont associés au risque de diabète de type 2, mais sous certaines « conditions génétiques »
L’étude examine 4 polymorphismes – ou variations génétiques dans les séquences d’ADN- courants du récepteur de la vitamine D et constate que :
- les participants porteurs des allèles AA du gène ApaI du récepteur de la vitamine D (VDR) ne bénéficient d’aucun effet positif du traitement à la vitamine D ;
- en revanche, les participants porteurs des génotypes AC et CC du gène ApaI bénéficient d’une réduction de 19 % du risque de diabète de type 2.
L’un des auteurs principaux, le Dr Michael F. Holick, professeur de médecine, de pharmacologie, de physiologie et de biophysique et de médecine moléculaire à l’Université de Boston, commente ces observations :
« Il n’est pas surprenant que les polymorphismes des récepteurs de la vitamine D soient associés à des altérations des bienfaits de la vitamine D sur la santé ».
Explications : les récepteurs de la vitamine D ne constituent cependant qu’une petite pièce du puzzle complexe lié à la génomique et au risque de développer un diabète de type 2. La forme active de la vitamine D, le 1,25-dihydroxyvitamine D [1,25(OH)₂D], interagissant avec le récepteur de la vitamine D (VDR), est responsable de l’effet de la vitamine D sur l’amélioration du métabolisme du glucose et la réduction du risque de diabète de type 2.
Cependant, cette recherche permet de mieux comprendre les différences individuelles de réponse à la supplémentation en vitamine D et, plus globalement, d’impact de cette supplémentation sur les concentrations sériques de 25(OH)D et les résultats cliniques, notamment le diabète de type 2.
Source: JAMA Network Open 23 April, 2026 DOI:10.1001/jamanetworkopen.2026.7332 Vitamin D Receptor Polymorphisms and the Effect of Vitamin D Supplementation on Diabetes Risk Among Adults With Prediabetes
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Équipe de rédaction Santélog Juil 23, 2026Admin
