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VITAMINE D vs DIABÈTE : L’effet dépend de la génétique ?

Publié le 25 juillet 2026 par Santelog @santelog
Des variations génétiques pourraient entraver les effets protecteurs de la vitamine D contre le diabète (Visuel Adobe Stock 205608099)

Cette équipe d’endocrinologues de l’Université de Boston révèle que des variations génétiques pourraient entraver les effets protecteurs de la vitamine D contre le diabète. L’étude, publiée dans le JAMA Network Open, permet de mieux comprendre les différences individuelles de réponse à la supplémentation en vitamine D et contribue à expliquer la disparité des études ayant évalué l’impact de cette supplémentation sur les concentrations sériques de 25(OH)D et les résultats cliniques associés, en particulier en termes d’incidence du diabète de type 2.

Alors qu’on estime que près de 50 % de la population des pays riches souffre de prédiabète ou de diabète de type 2, il est essentiel d’identifier les mesures permettant de lutter contre ce fardeau de santé publique.

La carence en vitamine D est fréquente chez les personnes atteintes de diabète de type 2,

avec une prévalence supérieure à 80 %. Si de précédentes recherches ont montré que les adultes prédiabétiques prenant 4.000 UI de vitamine D3 par jour (pendant une durée médiane de 2,5 ans) ne bénéficient d’aucun avantage en termes de prévention du diabète, d’autres études ont suggéré qu’une supplémentation en vitamine D et le maintien des taux sériques de 25-hydroxyvitamine D [25(OH)D] sont bien associés à des réductions du risque de diabète de 50 à 70 %. Cette recherche contribue au débat et permet d’expliquer ces différences de résultats.

L’étude examine 4 polymorphismes courants du récepteur de la vitamine D. Les polymorphismes sont associés à des maladies chroniques telles que les maladies auto-immunes, le diabète, les maladies cardiaques, les cancers mortels et la maladie d’Alzheimer. Ils perturbent également la réponse aux médicaments en altérant la fonction enzymatique, le transport des médicaments et les récepteurs. Les analyses montrent que :

  • les sujets porteurs des allèles AA du gène ApaI du récepteur de la vitamine D ne bénéficient d’aucun effet positif de la supplémentation en vitamine D ;
  • les sujets porteurs des génotypes AC et CC du gène ApaI présentent en revanche, avec la supplémentation, un risque réduit de 19 % de diabète de type 2.

Quelle explication ? Selon les chercheurs,

il n’est pas surprenant que les polymorphismes des récepteurs de la vitamine D soient associés à des altérations des bienfaits de la vitamine D sur la santé.

Cependant, les auteurs précisent que cette association ne constitue qu’une petite pièce du puzzle complexe lié à la génomique et au risque de développer un diabète de type 2.

L’association permet en effet de mieux comprendre les différences individuelles de réponse à la supplémentation en vitamine D.

Source: JAMA Network Open 23 April, 2026 DOI: 10.1001/jamanetworkopen.2026.7332 Vitamin D Receptor Polymorphisms and the Effect of Vitamin D Supplementation on Diabetes Risk Among Adults With Prediabetes

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Équipe de rédaction Santélog Juil 25, 2026Admin

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