Les frais d’une assurance-vie ne se limitent pas au montant prélevé à l’ouverture. Un contrat peut facturer des frais de dossier, des frais sur chaque versement, des frais de gestion annuels et des frais d’arbitrage lorsque l’épargne est déplacée d’un support vers un autre. Les frais d’entrée et sur versement peuvent légalement atteindre 5 % des primes versées sur l’année : avec 10 000 euros déposés et 5 % de frais, seulement 9 500 euros commencent réellement à travailler.
Dans les contrats en unités de compte, plusieurs couches de frais peuvent se cumuler. En 2025, les frais moyens du contrat représentaient 0,88 % par an, auxquels s’ajoutaient en moyenne 1,60 % de coûts récurrents prélevés à l’intérieur des fonds. Une gestion pilotée peut encore entraîner une facturation supplémentaire. Le rendement présenté par un support ne correspond donc pas toujours au gain réellement conservé par l’épargnant après tous les prélèvements.
L’effet devient considérable avec le temps. Dans une simulation où 10 000 euros rapportent 5 % par an pendant vingt ans, le capital atteint environ 26 533 euros sans frais. Avec un point de frais annuel, ramenant le rendement à 4 %, il ne reste qu’environ 21 911 euros. Avec deux points de frais, le capital tombe autour de 18 061 euros. Les frais ne retirent pas seulement de l’argent chaque année : ils empêchent aussi cette somme de produire de futurs intérêts.
Avant de signer, il faut consulter le tableau standardisé des frais publié sur le site de l’assureur, puis examiner le document d’information clé de chaque unité de compte. L’épargnant doit comparer les frais sur versement, les frais annuels du contrat, ceux des fonds, le coût de la gestion pilotée et des arbitrages. Depuis 2025, les documents doivent notamment présenter les performances brutes et nettes de frais, ainsi que leur moyenne annualisée sur cinq ans.
