Magazine Santé

CHANGEMENT CLIMATIQUE : Le réchauffement planétaire aggrave le risque d’AVC

Publié le 31 juillet 2026 par Santelog @santelog
Le changement climatique représente une menace croissante pour la santé cérébrale (Visuel Adobe Stock 228716054)

Le changement climatique représente une menace croissante pour la santé cérébrale, en particulier via les épisodes de chaleur extrême qui augmentent le risque d’accident vasculaire cérébral et de décès par AVC, avertit ce groupe d’experts scientifiques du Département de médecine de l’Université d’Otago (Wellington, Nouvelle-Zélande). La recherche, publiée dans l’International Journal of Stroke, conclut, précisément, que si plus de 20 % des AVC dans le monde sont déjà attribuables à la pollution de l’air, le dérèglement climatique va certainement intensifier cette incidence environnementale.

L’AVC demeure l’une des premières causes de mortalité et de handicap dans le monde, avec 89 % de la charge de morbidité supportée par les pays à revenus faibles et intermédiaires. L’AVC ischémique, provoqué par un caillot sanguin obstruant une artère cérébrale, est la forme la plus fréquente.

Or, les facteurs environnementaux exacerbés par le changement climatique exercent une pression physiologique directe sur le système cardiovasculaire et cérébral.

Températures extrêmes, variabilité thermique, humidité, pression barométrique, incendies de forêt, tempêtes de sable et de poussière…

Les mécanismes biologiques sont bien identifiés : la chaleur provoque une déshydratation qui épaissit le sang et favorise l’occlusion vasculaire. Les variations d’humidité et de pression barométrique élèvent la pression artérielle — facteur de risque majeur d’AVC. Les polluants particulaires issus des feux de végétation et des tempêtes de sable pénètrent dans la circulation sanguine via les poumons et endommagent les parois des vaisseaux, pouvant déclencher une rupture ou une obstruction des artères cérébrales.

L’auteur principal, le Pr Anna Ranta, membre de la World Stroke Organization et chercheur au Département de médecine de l’Université d’Otago, précise : « Les températures extrêmes et les variations rapides d’humidité et de pression atmosphérique ont un effet physiologique sur l’organisme humain. Ces phénomènes, qui s’intensifient sous l’effet du changement climatique, ont tous un impact significatif sur le risque d’AVC ».

Un cumul de risques environnementaux aux effets synergiques

L’étude, publiée sous forme de déclaration scientifique, offre une synthèse les données les plus récentes sur l’association entre AVC et facteurs environnementaux. Elle passe en revue les effets des températures extrêmes, de la variabilité thermique, de l’humidité, de la pression barométrique, des incendies de forêt, ainsi que des tempêtes de sable et de poussière. L’analyse révèle que :

  • 89 % du fardeau mondial des AVC est supporté par les pays à faibles et moyens revenus ;
  • les épisodes de chaleur extrême augmentent à la fois le risque de survenue d’un AVC et le risque de décès associé ;

  • les variations de température, de pression barométrique et d’humidité dont la fréquence et l’intensité s’intensifient avec le changement climatique, exercent chacune un effet indépendant sur le risque vasculaire cérébral ;
  • les événements météorologiques composites (par exemple chaleur extrême combinée à la sécheresse) induisent un effet synergique qui accroît encore le risque d’AVC et de mortalité ;
  • plus de 20 % des AVC mondiaux sont attribuables, déjà, à la pollution de l’air ;

précisément,

  • les populations les plus exposées sont les personnes âgées, les travailleurs en extérieur, et, plus largement, les habitants des pays à faibles et moyens revenus.

Quelles implications ? La World Stroke Organization formule plusieurs recommandations concrètes :

  • accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre en promouvant les énergies propres, les régimes alimentaires à base de végétaux et les mobilités actives ;
  • former les patients aux effets des conditions météorologiques sur leur santé vasculaire ;
  • intégrer des alertes climatiques dans les dossiers médicaux électroniques hospitaliers et les communications publiques ;
  • renforcer la coopération interdisciplinaire entre services météorologiques, scientifiques environnementaux, urbanistes et services d’urgence.

Santé cérébrale et transition écologique : « même combat »,

concluent ces chercheurs qui rappellent que la prévention de l’AVC ne peut plus faire l’impasse sur la dimension environnementale.

Source: International Journal of Stroke 29 April, 2026 DOI : 10.1177/17474930261436535 Climate change and stroke: A World Stroke Organization scientific statement

Plus sur le Changement climatique, l’AVC

Équipe de rédaction Santélog Juil 31, 2026Admin

Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Santelog 71170 partages Voir son profil
Voir son blog

Magazine