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M.l.f.

Par Vertuchou

Femme
Je suis le blé fendu
Je suis la grange
Mais j'apprends à n'être plus le pain
Qu'on rompt
Se partage
Et digère
Une fois la pulpe
Dévorée
J'ânonne ma liberté
Avec des séismes
Des fulgurances
Des poudroiements
Femme par les feuillages de l'homme
Qui vibrent sous le vent
De mes matins
Je ne veux pas être éternellement
La guerrière
Alors je lui tends la paume
Pour marcher le chemin rond
De la planète
Sans agressivité
Et il me regarde
Moi
Ni mère ni déesse
Semblable à lui 

Denise Dubois-Jallais

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