L’offensive de l’administration Donald Trump pour obtenir les listes électorales complètes des États américains se heurte à une série de défaites devant les tribunaux. Au 7 août, le département de la Justice avait perdu 21 procédures consécutives engagées pour contraindre des États à transmettre des fichiers non expurgés contenant notamment dates de naissance et fragments de numéros de sécurité sociale.
Washington affirme vouloir comparer ces listes aux bases fédérales afin d’identifier d’éventuels non-citoyens inscrits. Le département de la Justice soutient juridiquement que le Civil Rights Act de 1960 lui permet d’exiger ces données et de les partager avec d’autres services fédéraux pour enquêter sur d’éventuelles fraudes électorales.
Les tribunaux ont jusqu’ici largement rejeté cette interprétation. Des juges nommés aussi bien par des présidents démocrates que républicains ont estimé que les États conservent la responsabilité principale de l’organisation des élections et que la législation fédérale n’impose pas la remise de ces fichiers dans les conditions demandées. Le ministère a déjà fait appel de 16 décisions.
Le bras de fer intervient à l’approche des élections de mi-mandat du 3 novembre 2026. Une autre bataille concerne un décret de Trump visant à créer une liste fédérale des électeurs éligibles et à restreindre l’envoi des bulletins par correspondance. Une cour d’appel a également maintenu le blocage de cette mesure dans 23 États ayant saisi la justice.
