Le Venezuela a ouvert jeudi 6 août à Caracas un nouveau cycle de négociations politiques entre le gouvernement intérimaire dirigé par Delcy Rodríguez et une délégation de l’opposition. Le processus bénéficie du soutien direct des États-Unis et doit notamment aborder les réformes institutionnelles, les droits civils et les conditions permettant l’organisation de futures élections.
Côté gouvernemental, les discussions sont conduites par Jorge Rodríguez, tandis que l’opposition est représentée par Dinorah Figuera, présidente de l’Assemblée nationale élue en 2015 et toujours reconnue par Washington. Les négociations doivent également porter sur le système électoral et judiciaire ainsi que sur un calendrier politique destiné à accompagner la transition du pays.
La principale absence est celle de María Corina Machado, figure la plus populaire de l’opposition vénézuélienne. Elle n’a pas été intégrée à la délégation participant aux discussions, une décision qui suscite des critiques jusque dans les rangs de l’opposition. Henrique Capriles et Henry Ramos Allup ont notamment estimé qu’un processus excluant Machado risquait de souffrir d’un déficit de légitimité.
Machado a néanmoins indiqué qu’elle ne chercherait pas à empêcher d’éventuelles avancées issues de ces négociations. Le défi reste considérable : parvenir à reconstruire des institutions crédibles tout en réunissant une opposition historiquement fragmentée. La place accordée ou non à Machado pourrait ainsi devenir l’un des principaux tests de crédibilité du processus soutenu par Washington.
