Le Liban et Israël ont trouvé un accord sur une liste restreinte de pays susceptibles de participer à la vérification du désarmement du Hezbollah, dans le cadre de négociations soutenues par les États-Unis. La liste exacte n’a pas été rendue publique. Selon un responsable libanais, Washington devra désormais sélectionner les pays qui pourraient contribuer au futur mécanisme de supervision.
Les discussions se sont déroulées à l’ambassade américaine à Rome et s’inscrivent dans l’accord conclu le 26 juin 2026. Celui-ci prévoit un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban parallèlement au démantèlement des capacités militaires du Hezbollah, avec une vérification assurée par des acteurs extérieurs. Beyrouth refuse toutefois le recours à des sociétés privées de sécurité et souhaite que la mission soit confiée uniquement à des États.
Plusieurs formules restent envisagées : intégration des futurs observateurs à la FINUL, création d’un dispositif sous l’autorité d’une autre structure des Nations unies ou établissement d’un mécanisme spécifique entre les différentes parties. Une nouvelle résolution du Conseil de sécurité pourrait être nécessaire. La France aurait par ailleurs été écartée du dispositif après des objections d’Israël et des États-Unis.
Le principal obstacle reste le Hezbollah lui-même, qui ne participe pas à cet accord et refuse toujours de déposer les armes. Aucun compromis n’a également été trouvé sur la prochaine zone dont Israël devrait se retirer. Les discussions doivent reprendre début septembre, dans un contexte toujours marqué par des frappes et de fortes tensions dans le sud du Liban.
