Le marché du travail américain a nettement déçu en juillet 2026. L’économie des États-Unis a détruit 23 000 emplois non agricoles, alors que les économistes tablaient sur environ 80 000 créations. Il s’agit de la première baisse de l’emploi depuis cinq mois. Le taux de chômage a néanmoins reculé de 4,2 % à 4,1 %, principalement en raison d’une diminution de la population active.
Le rapport a également été fragilisé par d’importantes révisions. Les créations d’emplois de mai et juin ont été abaissées de 103 000 postes au total, tandis que le taux de participation au marché du travail est tombé à 61,4 %. La progression annuelle des salaires a parallèlement ralenti à environ 3,2 %, renforçant le sentiment d’un refroidissement progressif de l’emploi américain.
Ces données ont immédiatement modifié les anticipations concernant la Réserve fédérale. Après avoir maintenu son taux directeur dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 % le 29 juillet, la banque centrale envisageait toujours la possibilité d’un nouveau resserrement face à une inflation persistante. Désormais, les marchés évaluent à environ 44 % la probabilité d’une hausse des taux en septembre, contre près de 57 % avant la publication du rapport.
La Fed devra donc arbitrer entre deux risques : une inflation encore trop élevée et un marché du travail qui montre davantage de signes de faiblesse. Les prochaines données sur les prix à la consommation seront particulièrement surveillées avant la réunion monétaire des 15 et 16 septembre.
