La Banque centrale du Brésil renforce son dispositif de contrôle des cryptomonnaies afin de limiter leur utilisation dans les escroqueries financières. À partir de 2027, certains transferts d’actifs numériques pourront être retardés de jusqu’à 24 heures, donnant davantage de temps aux prestataires pour identifier les opérations suspectes avant leur exécution définitive.
La mesure concernera notamment les transferts supérieurs à 10 000 dollars envoyés vers des prestataires de services crypto étrangers ou vers des portefeuilles en autocustodie. Le seuil pourra être calculé soit sur une seule transaction, soit sur l’ensemble des transferts effectués par un même client au cours d’une journée. D’autres opérations considérées comme risquées pourront également être temporairement retardées.
La Banque centrale justifie cette décision par l’utilisation croissante des cryptomonnaies, notamment des stablecoins, pour déplacer rapidement des fonds issus de fraudes. L’institution précise toutefois que ce délai ne constitue pas un gel des actifs : les opérations ne seront pas automatiquement bloquées, mais soumises à une période supplémentaire de vérification.
Le Brésil avait déjà renforcé l’encadrement du secteur en intégrant les prestataires d’actifs virtuels au système financier réglementé. Les règles entrées en vigueur en février 2026 imposent notamment des exigences accrues en matière de gouvernance, de transparence, de sécurité et de lutte contre le blanchiment.
