Gabriel Attal a porté plainte vendredi 7 août à Paris pour des faits présumés d’ingérence étrangère, après avoir été visé par plusieurs contenus manipulés diffusés en ligne. Ses avocats indiquent que l’ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle de 2027 avait déjà été alerté par les services de l’État d’une première opération numérique provenant de réseaux russes.
La plainte vise notamment des deepfakes, de faux reportages vidéo et de fausses unes de journaux. Certains comptes sur X auraient usurpé l’identité et la charte graphique de médias français ou étrangers pour attribuer à Attal et à son entourage de fausses déclarations. Plusieurs publications ont notamment laissé entendre qu’il souffrirait de la maladie de Parkinson.
Le SGDSN et son service Viginum ont signalé à l’entourage d’Attal l’existence de ces campagnes de désinformation. Selon les informations disponibles, elles sont attribuées à des réseaux prorusses, mais cette attribution ne constitue pas à ce stade une conclusion judiciaire sur une implication directe de l’État russe.
L’affaire dépasse le seul cas de Gabriel Attal. Édouard Philippe et Raphaël Glucksmann ont également été visés récemment par des opérations de déstabilisation numérique. À huit mois de la présidentielle, ces épisodes renforcent les inquiétudes sur la protection du débat public et la capacité des plateformes à contenir les campagnes coordonnées de désinformation.
