Meta a été condamné par un tribunal du Nouveau-Mexique à verser 567 millions de dollars à un fonds consacré à la prévention et au traitement des problèmes de santé mentale chez les adolescents. Cette décision s’ajoute à une précédente sanction de 375 millions de dollars, portant l’exposition financière totale du groupe dans cette affaire à 942 millions de dollars. Meta a annoncé son intention de faire appel.
L’impact potentiel dépasse cependant largement l’amende. Pendant cinq ans, Meta devra appliquer au Nouveau-Mexique plusieurs nouvelles protections sur Facebook et Instagram : vérification renforcée de l’âge, limitation de l’utilisation des moins de 18 ans à 90 heures par mois, désactivation de certaines notifications pendant la nuit et les heures scolaires, ainsi que davantage de contrôles sur les interactions entre adultes et mineurs.
Le tribunal impose également des restrictions concernant les chatbots d’intelligence artificielle, qui ne devront pas avoir d’interactions sexualisées avec des mineurs. Les contenus suspectés de nudité devront être davantage masqués. Le juge n’a toutefois pas imposé de modification générale des algorithmes, du défilement infini ou de la lecture automatique des vidéos.
Pour Meta, le principal risque réside désormais dans l’effet de précédent. Plus de 40 États américains et 1 300 districts scolaires poursuivent déjà des plateformes sociales sur des problématiques similaires. Un autre procès impliquant 29 États doit également tester la responsabilité de Meta concernant la conception de Facebook et Instagram pour les jeunes utilisateurs.
Le logo de Meta, maison mère de Facebook et Instagram, alors que le groupe fait face à une décision judiciaire majeure au Nouveau-Mexique.
