Chaque lundi matin, nous commencions la semaine d’école par un moment de calme à la bibliothèque : une salle de classe modifiée en présentoir à livres. Nous avions six ans, nous apprenions à identifier les différentes parties d’un téléphone sur de grossiers polycopiés que nous peinions à déchiffrer. On nous avait extirpé de la douce contemplation des nuages, pressentant pourtant qu’il s’agissait de notre place naturelle. Aussi, la proximité de ces couvertures multicolores sonnait toujours comme une consolation. La promesse muette que dans les ouragans que nous affronterions plus tard, les livres resteraient nos meilleurs alliés.
Magazine Journal intime
Chaque lundi matin, nous commencions la semaine d’école par un moment de calme à la bibliothèque : une salle de classe modifiée en présentoir à livres. Nous avions six ans, nous apprenions à identifier les différentes parties d’un téléphone sur de grossiers polycopiés que nous peinions à déchiffrer. On nous avait extirpé de la douce contemplation des nuages, pressentant pourtant qu’il s’agissait de notre place naturelle. Aussi, la proximité de ces couvertures multicolores sonnait toujours comme une consolation. La promesse muette que dans les ouragans que nous affronterions plus tard, les livres resteraient nos meilleurs alliés.
