L’inflation annuelle dans les zones urbaines égyptiennes a atteint 14,9 % en juillet, contre 14,3 % en juin. Cette première accélération après plusieurs mois de ralentissement rappelle que les pressions sur le coût de la vie restent importantes.
À l’échelle nationale, la hausse annuelle des prix s’est établie à 13 %. Les produits alimentaires et les boissons coûtaient 8 % de plus qu’un an auparavant, même si leurs prix ont légèrement diminué sur un mois. L’inflation sous-jacente est également remontée à 14,7 %.
Cette évolution pèse directement sur le pouvoir d’achat des ménages, dont les revenus ont déjà été affectés par plusieurs années de dépréciation monétaire et de réformes économiques. Les dépenses courantes continuent d’absorber une part élevée des budgets, particulièrement dans les grandes villes.
La Banque centrale égyptienne devra déterminer si cette remontée constitue un simple épisode ou le début d’une nouvelle tendance. Une inflation persistante pourrait limiter sa marge de manœuvre pour réduire les taux d’intérêt et soutenir plus fortement l’activité économique.
