Les cours du pétrole ont bondi de plus de 4 % après l’éloignement des perspectives de réouverture rapide du détroit d’Ormuz. Le Brent a atteint environ 87 dollars le baril, tandis que le brut américain WTI s’est rapproché de 82 dollars.
L’Iran réclame notamment un allègement des sanctions et des compensations avant de reprendre les discussions. Washington exige de son côté des réparations pour les victimes attribuées aux actions iraniennes. Ces demandes opposées réduisent les espoirs d’un compromis à court terme.
Le détroit d’Ormuz reste une voie essentielle pour les exportations mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié. La faiblesse persistante du trafic entretient les craintes de pénurie, alors que des attaques régionales et des dommages subis par plusieurs infrastructures pétrolières renforcent déjà les tensions sur l’offre.
Le marché avait fortement baissé la semaine précédente en anticipant un accord. Ce retournement montre à quel point les prix restent sensibles aux annonces diplomatiques. Une hausse prolongée du brut pourrait également compliquer la lutte contre l’inflation et influencer les prochaines décisions des grandes banques centrales.
