Les États-Unis renforcent de nouveau leur influence au sein du Geneva Consensus Declaration, coalition internationale défendant une ligne conservatrice sur l’avortement et les politiques familiales. Washington avait déjà rejoint le dispositif sous Donald Trump en 2025 ; la nouveauté est désormais sa volonté d’en assurer le secrétariat.
Marco Rubio et Robert F. Kennedy Jr. ont annoncé que les États-Unis joueraient un rôle central dans l’organisation. Le texte, créé en 2020 durant le premier mandat de Trump, affirme notamment qu’il n’existe pas de droit international à l’avortement et que chaque État doit conserver sa souveraineté pour déterminer sa législation dans ce domaine.
Ses membres présentent la coalition comme une initiative en faveur de la santé des femmes, de la protection de la vie et de la famille. Les organisations favorables au droit à l’avortement y voient au contraire un instrument diplomatique permettant aux gouvernements conservateurs de coordonner leurs positions dans les institutions internationales.
Le retour des États-Unis à un rôle de direction confirme donc la dimension internationale de la politique conservatrice de Donald Trump. Après avoir rétabli plusieurs restrictions sur l’aide étrangère liée à l’avortement, Washington cherche désormais à structurer une coalition capable de peser dans les débats de l’ONU et les négociations internationales sur la santé reproductive.
