Je corrige ici le sujet initial : les quelque 1 100 Somaliens concernés ne peuvent pas encore perdre leur protection immédiatement. La justice maintient actuellement la suspension de la décision de l’administration Trump.
L’administration américaine avait décidé en janvier de mettre fin au Temporary Protected Status (TPS) accordé aux ressortissants somaliens, estimant que les conditions dans leur pays ne justifiaient plus cette protection humanitaire. La mesure devait initialement entrer en vigueur le 17 mars et concerner environ 1 100 personnes vivant et travaillant légalement aux États-Unis.
Mais la juge fédérale Allison Burroughs a bloqué cette suppression avant son entrée en vigueur. L’ordonnance garantit provisoirement aux bénéficiaires le droit de rester aux États-Unis et leur protection contre l’expulsion. Le tribunal a encore prolongé cette suspension en juillet afin de permettre aux parties de présenter des arguments supplémentaires, dont le dépôt doit se poursuivre jusqu’au 20 août.
Le danger n’a toutefois pas disparu. La Cour suprême a récemment donné davantage de latitude à Trump pour supprimer d’autres protections migratoires, notamment concernant des Haïtiens et des Syriens. Cette jurisprudence pourrait peser sur la procédure concernant la Somalie.
Pour l’instant, les Somaliens conservent donc leur TPS. Mais leur situation demeure extrêmement précaire et pourrait de nouveau basculer lorsque la justice examinera le fond de l’affaire.
