Les relations entre Manille et Pékin connaissent une nouvelle escalade. Le ministre philippin de la Défense Gilberto Teodoro a accusé la Chine d’utiliser une stratégie de diversion et de désinformation, après que le ministère chinois des Affaires étrangères l’a accusé de multiplier les attaques contre Pékin et de détériorer volontairement les relations bilatérales.
La dispute porte notamment sur une opération menée en mai dans une usine sidérurgique de Misamis Oriental, où des ressortissants chinois avaient été arrêtés. Teodoro affirme que la procédure reposait sur des mandats judiciaires et sur des soupçons d’infractions environnementales et industrielles. Il accuse également des représentants de l’ambassade chinoise d’avoir tenté d’intervenir dans le travail des autorités philippines.
La Chine conteste cette version et reproche au ministre de présenter Pékin comme une menace pour servir des objectifs politiques internes. Plus de cent Philippins soupçonnés de travailler ou résider illégalement en Chine ont parallèlement fait l’objet de mesures des autorités chinoises, ce que Teodoro a décrit comme une forme de pression politique.
Cette passe d’armes s’ajoute aux tensions déjà nombreuses en mer de Chine méridionale. Chaque dossier judiciaire, maritime ou diplomatique devient désormais un nouvel épisode d’un affrontement beaucoup plus large sur l’influence chinoise dans la région.
