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La bataille électorale zambienne se joue aussi en ligne

Publié le 17 août 2026 par Stedathe

En Zambie, la campagne présidentielle ne s’est pas limitée aux meetings, aux affiches et aux médias traditionnels. Les réseaux sociaux se sont imposés comme un véritable terrain de confrontation politique, permettant aux candidats de toucher directement plusieurs millions d’électeurs. Facebook occupe une place particulièrement importante, avec plus de quatre millions d’utilisateurs zambiens en âge de voter.

Cette bataille numérique a aussi permis à l’opposition de contourner en partie son accès limité aux grands médias. Hakainde Hichilema dispose néanmoins d’une puissance considérable en ligne, avec plus de 2,4 millions d’abonnés sur Facebook. Son principal adversaire, Brian Mundubile, a vu sa communauté progresser de plus de 56 % durant les cinq dernières semaines de campagne pour atteindre environ 751 000 abonnés. Vidéos de meetings, images de foules et messages politiques ont alimenté quotidiennement cette compétition.

L’affrontement s’est également accompagné de désinformation et d’attaques personnelles. Des publications ont remis en cause l’intégrité du scrutin, la Commission électorale ou certains candidats. Les autorités électorales ont dû démentir plusieurs fausses informations, tandis que la législation sur la cybersécurité a parallèlement renforcé les inquiétudes concernant la liberté d’expression et favorisé une certaine autocensure.

Cette campagne montre surtout que la maîtrise du terrain numérique devient désormais presque aussi stratégique que l’organisation des rassemblements. En Zambie, Facebook, TikTok et les autres plateformes ne servent plus seulement à relayer la campagne. Ils participent directement à la construction des rapports de force, des récits politiques et de la confiance envers le processus électoral.


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