L’élection présidentielle de la FIFA en 2027 pourrait être beaucoup moins tranquille que prévu. Mattias Grafström, actuel secrétaire général de l’instance, aurait été approché par plusieurs dirigeants du football africain pour envisager une candidature face à Gianni Infantino. Rien n’indique encore qu’il acceptera de se lancer, mais le simple fait que son nom circule montre qu’une partie du football mondial réfléchit déjà à une alternative.
Grafström possède un profil particulier. Il connaît parfaitement le fonctionnement interne de la FIFA et travaille au cœur de l’organisation depuis plusieurs années. Une éventuelle candidature ne viendrait donc pas d’un opposant extérieur, mais d’un responsable maîtrisant les équilibres entre confédérations, fédérations et grands dossiers économiques. Cette connaissance pourrait en faire un adversaire plus crédible qu’une candidature uniquement symbolique.
Infantino conserve néanmoins une position très solide. Depuis son arrivée à la présidence en 2016, il a construit un réseau important de soutiens dans plusieurs régions du monde. Pour le battre, un rival devrait parvenir à fédérer des mécontentements aujourd’hui dispersés entre l’Afrique, l’Europe, l’Amérique du Sud et d’autres confédérations.
L’enjeu de 2027 pourrait donc dépasser la personnalité de Grafström. La vraie question sera de savoir si les critiques contre la gouvernance actuelle peuvent se transformer en coalition électorale. Une présidentielle FIFA réellement compétitive nécessiterait un candidat capable de rassembler plusieurs continents. Pour la première fois depuis longtemps, cette hypothèse semble au moins redevenir imaginable.
