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Remuer nos souvenirs pour nous épanouir (Deuxième partie)

Publié le 30 août 2026 par Go11

Lorsque nous nous replongeons dans nos souvenirs, une entreprise qui a échoué, une relation mal choisie, une occasion manquée, une dispute absurde, une décision impulsive, une confiance mal placée ou un choix de carrière que nous avons regretté par la suite... autant d'« épisodes » que nous pouvons étiqueter ainsi : « À ne surtout pas refaire ! » 

C’est donc l'outil idéal nous permettant de repérer ces situations fâcheuses plus tôt, afin de transformer le regret en préparation à la prochaine occasion. Certes, comme je l'ai mentionné hier, cet exercice ne doit pas nous faire tomber dans le piège de la nostalgie. C’est là qu’il convient d’introduire le concept de « rumination » par rapport à la « nostalgie ». 

Remuer souvenirs pour nous épanouir (Deuxième partie)La nostalgie nous dit : « C'était une époque merveilleuse, si seulement elle pouvait revenir ... », tandis que la rumination retourne le couteau dans la plaie : « Pourquoi ai-je pu faire une chose pareille ? Si seulement j'avais... » Ni l'une ni l'autre ne nous amènent nécessairement à tirer des leçons constructives de nos expériences passées. Ce que je propose, en revanche, c'est une troisième façon d'aborder le passé. Juste le revisiter, en extraire la leçon et laisser le tout derrière soi. 

En d'autres termes, notre mémoire devrait être considérée davantage comme un laboratoire que comme un musée. Je n'avais jamais envisagé les choses sous cet angle, mais l'idée me plaît ! Je perçois également une asymétrie intéressante quand nous pensons que l'expérience nous rend plus sages parce que nous avons vécu certaines choses, mais il est aussi d'acquérir cette sagesse grâce à une réflexion rétrospective délibérée. 

Imaginez une personne de mon âge (78 ans) qui passe sa vie en revue et identifie 30 ou 40 erreurs qui l’ont jalonnée. Elle peut dans le même temps identifier cinq ou six tendances fondamentales qui sont à l'origine d'un grand nombre de ses erreurs. Des choses telles que : 

  • Agir trop vite Faire preuve d'une confiance excessive 
  • Éviter les conversations difficiles 
  • Se soucier outre mesure du regard des autres 
  • Ne pas percevoir les changements de circonstances 
  • Confondre confiance en soi et compétence 

La prise de conscience qui en résulte pourrait s'avérer bien plus précieuse que le fait de se souvenir de 40 incidents isolés. À ce stade, la synthèse nous offre une sorte d'historique personnel de nos erreurs et soulève une question passionnante : pouvons-nous en apprendre plus en étudiant non seulement ce qui nous est arrivé, mais aussi la manière dont nous avons, à maintes reprises, commis les mêmes erreurs ? 

Pour ma part, j'ai identifié deux schémas récurrents : agir trop vite — ce qui révèle un besoin de cultiver ma patience — et manquer de confiance en soi ou faire preuve de timidité (ou, par moments, d'une peur excessive). Il convient également de ne pas oublier le coté positif de la médaille. Dans mon cas, l'intuition et la persévérance qui ont régulièrement constitué mes « meilleurs atouts »... 

Aujourd'hui, je le sais, et rien ne vous empêche de le découvrir aussi si vous vous prêtez à l'exercice !


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