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Ifigenia in Tauride de Tommaso Traetta par Christophe Rousset et les Talens Lyriques, un double CD très attendu

Publié le 08 septembre 2026 par Luc-Henri Roger @munichandco

© Montage photo via le site des Talens lyriques

 

Ifigenia in Tauride

Tommaso Traetta (1727-1779)

Premier enregistrement mondial

En coproduction avec les Innsbrucker Festwochen der Alten Musik.

Enregistré du 27 au 29 août 2025 lors des Innsbrucker Festwochen der Alten Musik.

Sorti le 20 mars 2026

2 CDs / AP399 Little Tribeca

Opéra en trois actes, sur un livret de Marco Coltellini, créé le 4 octobre 1763 au Palais de Schönbrunn à Vienne.

Ifigenia in Tauride nous plonge au coeur du destin tragique des Atrides : Oreste est rongé par le meurtre de sa mère, tandis qu’Iphigénie est marquée à jamais par son sacrifice manqué, orchestré par son propre père. Ce sont deux âmes tourmentées, profondément seules, qui se reconnaissent dans une émotion bouleversante. De plus, l’amitié indéfectible entre Oreste et Pylade, prêts à affronter la mort ensemble, ajoute encore à l’intensité dramatique de l’œuvre. La musique de Traetta, à la croisée du bel canto napolitain et du drame gluckiste, épouse parfaitement cette tension tragique. Sa virtuosité vocale n’est jamais gratuite : elle sert une expressivité puissante, où chaque vocalise, chaque ligne musicale traduit une émotion brute et sincère. Rocío Pérez, avec sa capacité à allier virtuosité et profondeur dramatique, incarne une Iphigénie bouleversante

Rocio Perez, IfigeniaRafał Tomkiewicz, OresteSuzanne Jerosme, PiladeAlasdair Kent, ToanteKarolina Bengtsson, DoriChoeur NovocantoWolfgang Kostner, chef de choeurLes Talens LyriquesChristophe Rousset, direction
Prix ​​de la critique discographique allemande mars 2026Cet enregistrement d'une qualité musicale exceptionnelle fait découvrir aux auditeurs une œuvre tardive et captivante de l'école napolitaine – un art vocal remarquable au service d'une expression musicale et dramatique inédite. L'opéra en trois actes de Traetta fut créé à Vienne en 1763, un an après l'opéra réformateur de Gluck, « Orfeo ed Euridice », dont le chœur des furies des enfers résonne ici dans le cauchemar du matricide Oreste. En parfaite adéquation avec l'intrigue haletante, le prince Thoas, figure de terreur, est poignardé non par les Grecs envahisseurs, mais par Iphigénie elle-même – une conclusion idéale pour ce premier enregistrement CD absolument remarquable. (Pour le jury : Max Nyffeler)
Pour aller plus loin
Les articles de Luc-Henri Roger (2025)Semaines festives d'Innsbruck —  Ifigenia in Tauride de Tommaso Traetta — Le compositeur et son opéra (histoire de l'opéra de Traetta)Soir de première à Innsbruck pour Ifigenia in Tauride de Tommaso Traetta (chronique)
La chronique de Bruno Maury sur Baroquiades (2025)La chronique de Pierre Benveniste sur Baroquiades (2026)

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