Les États-Unis ont annoncé, le 8 septembre, une nouvelle série de sanctions visant l’aviation iranienne et ses réseaux de soutien à l’étranger. Le Trésor américain a désigné 36 cibles, parmi lesquelles des compagnies, des intermédiaires et des sociétés accusées de faciliter l’approvisionnement ou les activités du secteur aérien iranien.
L’opération vise notamment les réseaux liés à Mahan Air et des structures implantées dans plusieurs pays, dont la Turquie, les Émirats arabes unis, la Malaisie et le Kazakhstan. Les accusations de soutien à des activités militaires ou de contournement des restrictions sont celles de l’administration américaine. Elles ne doivent pas être présentées comme des constatations judiciaires individuelles concernant chaque entité.
Washington a également suspendu plusieurs autorisations qui encadraient certaines opérations aériennes et prévu des dispositions de fin d’activité. Le dispositif cherche à réduire les possibilités de financement, de fourniture et d’exploitation. Son effet ne se limite donc pas à l’ajout de noms sur une liste, mais dépendra de l’application des restrictions par les acteurs concernés.
L’objectif affiché est d’accroître fortement l’isolement aérien de l’Iran. Il ne prouve pas que tous les avions iraniens sont déjà immobilisés ni que chaque liaison a cessé. Pour mesurer la portée de ces sanctions, il faudra distinguer les décisions juridiques, les réactions commerciales et les changements effectivement observés dans les opérations aériennes.
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