Magazine

BRICS : les ministres des Finances veulent réduire les coûts du système mondial et donner plus de poids aux économies émergentes

Publié le 12 septembre 2026 par Stedathe

À la veille du sommet de New Delhi, les ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales des BRICS ont remis la réforme du système financier mondial au centre de leur agenda.

Le groupe réclame une représentation plus importante des économies émergentes au FMI et à la Banque mondiale, notamment à travers une révision des quotas et du pouvoir de vote.

Les BRICS veulent également développer des paiements transfrontaliers plus rapides et moins coûteux. Leur groupe de travail étudie des solutions permettant d’utiliser davantage les monnaies nationales dans le commerce et l’investissement.

Il ne s’agit pas encore d’une monnaie unique BRICS ni d’un système prêt à remplacer le dollar. Les pays membres ont des régimes de change, des marchés financiers et des intérêts géopolitiques trop différents pour fusionner rapidement leurs infrastructures monétaires.

La stratégie est plus progressive : réduire certains coûts de conversion, développer le financement en monnaies locales et renforcer la Nouvelle Banque de développement.

Cette démarche répond aussi à une inquiétude politique. Plusieurs membres considèrent que les institutions financières internationales reflètent encore trop fortement les équilibres de pouvoir du XXe siècle.

Pour autant, réformer le système occidental ne signifie pas forcément le quitter. Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud et plusieurs nouveaux membres restent profondément intégrés aux marchés en dollars et aux institutions de Bretton Woods.

Les BRICS cherchent donc moins à couper immédiatement le lien qu’à créer davantage d’options. Le véritable indicateur sera le nombre de transactions réellement réglées en monnaies nationales et la capacité de leurs institutions à financer des projets sans dépendre des mêmes circuits qu’aujourd’hui.


Retour à La Une de Logo Paperblog