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BRICS : la guerre avec l’Iran révèle les divisions du bloc

Publié le 13 septembre 2026 par Stedathe

Les BRICS veulent présenter à New Delhi l’image d’un bloc capable de peser sur l’ordre mondial. La guerre impliquant l’Iran va pourtant tester dès ce week-end la capacité de onze pays aux intérêts parfois contradictoires à produire une position commune.

Le sommet officiel se tient les 12 et 13 septembre. Vladimir Poutine, Xi Jinping, Narendra Modi et le président iranien Masoud Pezeshkian figurent parmi les dirigeants attendus.

L’Iran est désormais un membre à part entière du groupe. Les Émirats arabes unis le sont également. Mais les deux pays n’entretiennent pas les mêmes relations avec Washington, Israël ou les monarchies du Golfe, et ils n’abordent pas la crise régionale avec les mêmes priorités.

Il serait toutefois exagéré de présenter les Émirats comme officiellement engagés dans un « camp ennemi » de l’Iran. Abou Dhabi cherche au contraire depuis plusieurs années à maintenir des canaux avec Téhéran tout en conservant son partenariat stratégique avec les États-Unis.

La difficulté pour les BRICS sera donc de trouver des formulations suffisamment fortes pour paraître utiles, mais suffisamment larges pour ne pas diviser les membres.

Le même problème existe sur l’Ukraine. Russie, Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud et plusieurs nouveaux membres ne partagent pas exactement les mêmes positions sur la guerre ni sur les sanctions occidentales.

Cette diversité est en partie la force du groupe : elle permet de réunir des puissances qui ne participent pas aux mêmes alliances. Elle est aussi sa principale faiblesse lorsqu’une crise impose de choisir des mots précis.

Le sommet de New Delhi sera donc moins un test de solidarité idéologique qu’un test de diplomatie. Les BRICS veulent devenir davantage qu’un symbole du monde multipolaire. Pour y parvenir, ils devront prouver qu’ils peuvent agir ensemble lorsque leurs propres membres se retrouvent au cœur des crises.


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