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Ghana : Mahama veut mettre fin aux privilèges des patrons d’entreprises publiques

Publié le 13 septembre 2026 par Stedathe

John Mahama veut faire du spectaculaire redressement financier des entreprises publiques ghanéennes un test de gouvernance. Le président a demandé jeudi aux conseils d’administration et aux directions de ne pas utiliser les profits pour financer des avantages personnels.

Les chiffres publiés par l’État sont impressionnants. Les entreprises publiques sont passées d’une perte nette agrégée de 2,26 milliards de cedis en 2024 à un bénéfice de 19,8 milliards en 2025.

Mahama insiste cependant sur un point : une partie de cette amélioration provient d’un environnement économique plus favorable, notamment des gains de change et d’une forte baisse des charges financières. Il refuse donc de présenter une seule bonne année comme la preuve définitive d’un redressement structurel.

Le président demande aux entreprises bénéficiaires de verser leurs dividendes à l’État et de justifier les bénéfices conservés par de véritables projets d’investissement.

Il veut également encadrer davantage les rémunérations. Le futur système public de fixation des émoluments doit lier plus directement les salaires des dirigeants et membres de conseils aux performances de leurs institutions.

Le message est politique autant que financier. Les actifs publics n’appartiennent ni aux dirigeants ni au gouvernement en place. Mahama veut donc imposer l’idée que chaque cedi de profit doit soit revenir au budget national, soit être réinvesti de manière démontrable.

Le défi sera maintenant de transformer cette doctrine en contrôle réel. Les entreprises publiques ghanéennes ont longtemps souffert de pertes récurrentes, d’ingérences politiques et de gouvernance opaque. Une année bénéficiaire ne suffira pas si ces problèmes réapparaissent.


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