
Ainsi, quelle que soit notre situation à ce stade de la vie, nous pouvons voir le « verre du vieillissement » à moitié plein ou à moitié vide. Comme je l'ai souvent admis, vieillir est une étape brutale ; ce n'est pas pour les « mauviettes ». Vouloir garder la pleine maîtrise de nos attitudes, de nos attentes et de nos objectifs va à contre-courant d’une période de la vie qui exige une énergie soutenue, que nous ne sommes pas toujours prêts à fournir.
J'ai constaté que cet état d'esprit mène souvent à un épuisement total donc une approche qui ne me convient pas du tout. Je perçois donc mon avancée en âge comme une aventure continue : je n'ai pas d'autre choix que de réagir avec vigueur en adoptant des idées, des projets et des actions qui me forcent à sortir de ma coquille et à me réinventer — un processus qui, presque à chaque fois, me surprend et me régénère.
La fin du parcours se transforme alors en un moment fort, une apothéose, une fois que j'aurai pu accomplir tout ce qui était possible compte tenu de mes capacités et de l'énergie qu'il me restait. C'est, à mes yeux, une façon idéale d'aborder la vieillesse et de tirer le meilleur parti de notre dernier acte !
