La Bulgarie enquête après un nouvel incendie dans un dépôt d’armement exploité par l’entreprise EMCO, près du village de Tsareva Livada. Aucun blessé n’a été signalé, mais l’incident survient seulement quelques semaines après une explosion et un incendie dans une autre installation du même groupe.
Le ministre de l’Intérieur Ivan Demerdzhiev a indiqué que toutes les pistes restaient ouvertes, y compris celle d’une intervention extérieure. Les enquêteurs doivent comparer le nouveau sinistre avec les précédents incidents ayant touché EMCO et d’autres entreprises de défense bulgares.
EMCO va plus loin et affirme que l’incendie est le résultat d’un sabotage. L’entreprise rappelle qu’elle a recensé plus de dix incidents similaires dans l’industrie de défense depuis 2011, mais n’a pas identifié publiquement de responsable précis pour le sinistre du 12 septembre.
Le dossier est particulièrement sensible en raison de précédents. En 2024, la Bulgarie avait émis des mandats d’arrêt contre six ressortissants russes soupçonnés d’être liés à la destruction de dépôts de munitions destinées notamment à l’Ukraine et à la Géorgie entre 2011 et 2020. Les procureurs bulgares avaient aussi établi des rapprochements avec la tentative d’empoisonnement du propriétaire d’EMCO, Emilian Gebrev. Moscou a toujours rejeté ces accusations.
À ce stade, rien ne permet donc d’attribuer le nouvel incendie à la Russie ou à un autre acteur. Mais la répétition des incidents dans le secteur de l’armement bulgare suffit à placer la piste du sabotage au cœur de l’enquête et à relancer le débat sur la protection des infrastructures militaires européennes.
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