Soit, je suis votre fée et votre Béatrice,
Votre Ariel dansant pareil au pur-esprit,
La muse blanche auprès de l'anxieux proscrit
Lui posant son baiser au front pour qu'il guérisse.
Soit, je suis Cléopâtre aux yeux d'impératrice,
Celle pour qui l'on meurt et pour qui l'on écrit,
Et je suis la bacchante échappée et qui rit
Ou l'amante sans voix damnée et tentatrice.
Soit, mon ami d'amour, je suis, entre tes bras,
Convoitée, adorée, et haïe et chérie,
Le motif de ton rêve et ton idolâtrie,
Tout ce que l'on possède et tout ce qu'on n'a pas;
- Mais ces choses, vois-tu, c'est bien moins qu'une femme,
Avec son cœur, avec sa chair, avec son âme.
Jane Catulle Mendès.
Partager cet article Repost0
éé
è
é
éâé
é
éé
é
ééïé
êâ
è
ω
è
&t;é&version;
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Vous aimerez aussi :
Tristesse d’une étoile
Lendemain
Nous ne boirons pas dans le même verre
J'aime
Poètes d'hier
« Article précédent