
Le choix de Sofiane Boufal de rejoindre Al-Ittihad Tripoli dépasse largement le cas d’un seul joueur. À 32 ans, le Marocain aurait pu poursuivre sa carrière au Moyen-Orient ou viser un dernier contrat européen. Il a finalement choisi un championnat africain encore très peu exposé à l’international.
Le football libyen dispose pourtant de clubs historiques, de supporters très engagés et de moyens financiers capables d’attirer des joueurs expérimentés. Al-Ittihad, Al-Ahly Tripoli et plusieurs rivaux cherchent depuis quelques saisons à renforcer leurs effectifs avec des profils venus d’autres marchés africains et arabes.
L’arrivée de Boufal peut améliorer la visibilité du championnat, mais elle ne suffit pas à elle seule à changer son attractivité structurelle. Les infrastructures, la stabilité du calendrier, les compétitions continentales et la capacité à payer régulièrement les contrats restent tout aussi importantes que les noms recrutés.
Si d’autres joueurs africains encore compétitifs choisissent la Libye dans les prochaines fenêtres, le transfert de Boufal pourra être relu comme un tournant. Pour l’instant, il constitue surtout un signal spectaculaire envoyé par Al-Ittihad.
