Xi Jinping est arrivé aux États-Unis le 23 septembre pour une visite d’État de trois jours, sa première dans le pays depuis près de trois ans. Donald Trump a choisi de l’accueillir personnellement à Joint Base Andrews, dans le Maryland, un geste protocolaire rare qui souligne l’importance accordée par la Maison-Blanche à cette séquence diplomatique. Les deux dirigeants doivent tenir leur entretien formel le lendemain à Washington.
Le sommet intervient alors que les relations sino-américaines restent dominées par les questions commerciales, technologiques et stratégiques. Les discussions doivent notamment aborder les droits de douane, l’accès aux technologies avancées, les terres rares, l’intelligence artificielle et la situation autour de Taïwan. L’Iran devrait également figurer parmi les dossiers internationaux évoqués compte tenu du rôle économique et diplomatique de Pékin au Moyen-Orient.
Les deux gouvernements présentent cette visite comme une occasion de stabiliser une relation marquée par une forte compétition. Cela ne signifie pas que les principaux différends soient en voie de résolution. Les positions restent éloignées sur plusieurs sujets, notamment les restrictions technologiques et les questions de sécurité. Les éventuelles annonces devront donc être distinguées des discussions de fond qui peuvent se poursuivre bien au-delà du sommet.
L’arrivée de Xi constitue néanmoins un événement diplomatique majeur. La présence de Trump sur le tarmac donne une dimension personnelle à l’accueil, tandis qu’un dîner d’État et plusieurs séquences officielles sont programmés. Le contenu de l’entretien du 24 septembre permettra de mesurer si cette mise en scène protocolaire débouche sur des avancées concrètes ou sert surtout à maintenir ouverts les canaux entre les deux premières puissances économiques mondiales.
