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Automobile : l’Afrique du Sud peine à prendre le virage électrique

Publié le 25 septembre 2026 par Stedathe

L’Afrique du Sud a mis en place une déduction fiscale de 150 % sur certains investissements admissibles destinés à la production de véhicules électriques à batterie et de véhicules à hydrogène. La mesure, applicable aux actifs qualifiés mis en service à partir du 1er mars 2026, doit aider le pays à conserver sa place dans les chaînes automobiles mondiales au moment où les constructeurs décident où produire leurs prochaines générations de modèles.

L’enjeu est majeur pour une industrie très tournée vers l’extérieur. Environ 67 % des véhicules fabriqués localement sont exportés, et l’Union européenne ainsi que le Royaume-Uni absorbent une part importante de ces volumes. Or ces marchés renforcent leurs normes d’émissions et accélèrent la transition vers des motorisations à plus faibles émissions, ce qui expose les usines sud-africaines si elles ne reçoivent pas de nouveaux programmes électrifiés.

Les constructeurs saluent l’incitation fiscale mais estiment qu’elle ne suffit pas. Ils citent la fiabilité de l’approvisionnement électrique, les capacités du réseau, les infrastructures de recharge, les coûts logistiques, la demande locale, les compétences, l’accès aux marchés et la stabilité des règles. Le marché sud-africain des véhicules à nouvelles énergies reste encore limité, ce qui réduit l’effet d’un soutien concentré uniquement sur la production.

Le risque industriel n’est donc pas nécessairement une fermeture immédiate des usines existantes. Il tient davantage à l’allocation des futurs modèles et investissements vers d’autres pays, notamment en Asie. Pour Pretoria, l’enjeu consiste à transformer l’avantage fiscal en un environnement suffisamment compétitif pour convaincre les groupes mondiaux d’installer en Afrique du Sud leurs prochaines plateformes électriques, plutôt que de simplement prolonger les chaînes actuelles.


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