Le Premier ministre polonais Donald Tusk a exprimé le 24 septembre ses réserves sur l’invitation adressée par les États-Unis au président russe Vladimir Poutine pour le sommet du G20 prévu en décembre à Miami. Selon Tusk, Moscou pourrait interpréter cette invitation comme un encouragement à poursuivre sa politique envers l’Ukraine si elle n’est pas accompagnée d’avancées diplomatiques concrètes.
Le dirigeant polonais n’a toutefois pas rejeté le principe de l’invitation dans toutes les circonstances. Il a déclaré qu’il y serait pleinement favorable si la présence de Poutine pouvait réellement rapprocher les parties d’une paix juste. Sa position combine donc une mise en garde sur le signal politique envoyé à la Russie et une ouverture à l’utilisation du G20 comme espace de négociation.
Washington présente l’invitation comme une possibilité de dialogue entre Poutine, Donald Trump et d’autres dirigeants internationaux. Le Kremlin a indiqué qu’il examinerait la proposition. Il n’a pas annoncé que le président russe participerait effectivement au sommet : Moscou peut encore choisir une présence au plus haut niveau, une représentation différente ou une absence.
La controverse reflète un débat plus large entre partenaires occidentaux sur les conditions d’un engagement direct avec la Russie. Pour la Pologne, voisine de l’Ukraine et particulièrement attentive aux risques sécuritaires régionaux, la forme du dialogue importe autant que son existence. La participation éventuelle de Poutine dépendra donc de la décision du Kremlin, tandis que les alliés de Kiev continueront d’évaluer les contreparties diplomatiques attachées à cette invitation américaine.
