Le bras de fer entre les enseignants ghanéens et le gouvernement a franchi un nouveau cap. La GNAT, la NAGRAT et la PRETAG ont déclaré une grève nationale à compter de ce 25 septembre, après l’expiration de leur ultimatum et l’absence, selon eux, de réponses suffisantes sur plusieurs dossiers salariaux.
Les syndicats citent d’abord le retard dans la négociation d’un nouvel accord collectif. Ils dénoncent également le fait que des enseignants ayant réussi des examens de promotion fin 2025 et début 2026 n’aient pas tous été automatiquement reclassés sur les grilles correspondantes, avec les arriérés rétroactifs qu’ils réclament depuis janvier.
Autre point central : l’allocation destinée aux personnels affectés dans des zones défavorisées ou difficiles d’accès. Le gouvernement avait annoncé un mécanisme d’incitation pouvant atteindre 20 % pour certaines affectations, mais les organisations syndicales estiment que la mise en œuvre reste trop lente et insuffisamment définie. La minorité parlementaire a également utilisé ce dossier pour accentuer la pression sur l’exécutif.
La crise place Accra devant un double impératif. Il faut préserver la continuité scolaire tout en évitant qu’un accord d’urgence ne crée de nouvelles dépenses non financées. Les négociations à venir devront donc préciser les bénéficiaires, les montants, le calendrier des arriérés et les critères définissant les zones concernées. À défaut d’accord rapide, la grève pourrait peser directement sur les établissements publics du pays.
