Le Brésil vient de prendre une décision majeure sur les jeux d’argent. Le président Luiz Inácio Lula da Silva a signé une mesure provisoire qui interdit l’exploitation, l’offre, l’intermédiation et la publicité des paris à cote fixe sur le territoire brésilien. Le texte concerne aussi bien les opérateurs locaux que les plateformes étrangères visant des utilisateurs situés dans le pays.
Le dispositif prévoit une transition rapide. Les opérateurs doivent désactiver leurs sites et applications destinés au marché brésilien dix jours après la publication de la mesure. Les nouvelles autorisations sont suspendues, tandis que les règles de retrait des fonds et de retour des soldes aux joueurs doivent être organisées avec les établissements financiers et la Banque centrale.
L’impact sur le football pourrait être important. Les entreprises de paris sont devenues l’une des principales sources de sponsoring des clubs brésiliens, et plusieurs équipes de première division portent une marque de betting comme sponsor principal sur leur maillot. La nouvelle mesure interdit les nouvelles campagnes publicitaires immédiatement et prévoit la disparition des contrats existants à l’issue de la période transitoire.
Les clubs et les opérateurs devront donc revoir rapidement leurs modèles commerciaux. Le gouvernement justifie la mesure par la progression de l’endettement et de l’addiction aux paris. Les acteurs du sport, eux, alertent sur la perte potentielle de recettes. Le débat va désormais porter sur la mise en œuvre concrète de l’interdiction et sur les solutions de remplacement pour le financement du football professionnel.
