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ONU : pourquoi la réforme réclamée par l’Afrique reste bloquée

Publié le 27 septembre 2026 par Stedathe

La demande africaine de réforme du Conseil de sécurité de l’ONU a de nouveau occupé une place importante à l’Assemblée générale. Les États du continent défendent une représentation plus forte dans l’organe chargé de la paix et de la sécurité internationales, estimant que sa composition actuelle ne reflète plus l’équilibre démographique et politique du monde.

La position commune africaine réclame au moins deux sièges permanents et cinq sièges non permanents pour le continent. Mais plusieurs questions restent sans réponse, notamment l’identité des pays qui occuperaient les sièges permanents, les modalités de sélection et surtout le statut du droit de veto. L’Union africaine n’a pas désigné de candidats définitifs pour ces postes.

La procédure juridique constitue un autre obstacle. Modifier la Charte des Nations unies exige l’approbation des deux tiers de l’Assemblée générale puis la ratification des deux tiers des États membres, y compris les cinq membres permanents actuels : Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie. Chacun de ces pays dispose donc, dans les faits, d’une capacité à bloquer une réforme qui toucherait à ses intérêts.

Le consensus sur le principe d’une meilleure représentation africaine est plus large qu’auparavant, mais il ne suffit pas à produire un accord sur l’architecture finale. Tant que les États membres ne s’entendent pas sur le nombre de nouveaux sièges, leur répartition et les pouvoirs associés, la réforme peut continuer à avancer dans les discours sans franchir l’étape décisive de la modification de la Charte.


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