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CONGÉ PARENTAL PATERNEL et réduction du risque de dépression

Publié le 28 septembre 2026 par Santelog @santelog
Les pères prenant 14 à 40 semaines de congé parental présentent un risque significativement plus faible de symptômes dépressifs (Visuel Adobe Stock 262303213)

Les pères prenant 14 à 40 semaines de congé parental présentent un risque significativement plus faible de symptômes dépressifs que les pères n’en prenant que 4 semaines ou moins, révèle cette étude longitudinale menée au Department of Women’s and Children’s Health du Karolinska Institutet (Stockholm, Suède), avec des collègues de la Hong Kong University. Des conclusions publiées dans l’American Journal of Public Health qui soutiennent l’importance du congé paternel, mais qui l’encadrent de manière précise : le bénéfice « antidépresseur » n’est pas observé chez les pères qui prennent moins de 13 semaines ou plus de 40 semaines…

La recherche sur le congé parental s’est traditionnellement concentrée sur la santé des mères, laissant la santé mentale des pères largement sous-étudiée.

La dépression paternelle en période périnatale est pourtant une réalité clinique bien documentée, avec des conséquences parfois sévères sur le développement de l’enfant et la dynamique familiale. En Suède, lieu de l’étude, chaque parent dispose de 90 jours de congé parental non transférables (environ 13 semaines). Cette recherche précise comment la durée du congé pris par les pères peut impacter leur santé mentale.

L’un des auteurs principaux, Michael Wells, chercheur au Karolinska, précise : « Nos résultats suggèrent que les pères qui prennent un congé parental, mais pas plus de 60 % du congé total, peuvent avoir une meilleure santé mentale. Une hypothèse est qu’un temps prolongé à la maison aide les pères à construire un lien plus étroit avec leur enfant, à se sentir plus sûrs dans le rôle parental et à établir des routines quotidiennes, ce qui peut, à son tour, réduire le risque de symptômes dépressifs ».

L’étude, menée auprès de 746 pères suédois suivis sur 18 mois à partir des 9 mois de leur enfant, analyse les données de durée du congé parental, les symptômes dépressifs au début de l’étude et aux 27 mois de l’enfant tout en prenant en compte les facteurs familiaux et socioéconomiques, ainsi que la durée du congé parental maternel. L’analyse révèle que :

  • les pères ayant pris 14 à 40 semaines de congé parental présentent significativement moins de signes de dépression vs ceux ayant pris jusqu’à 4 semaines ;
  • les pères ayant pris 5 à 13 semaines ne présentent pas le même bénéfice antidépressif ;
  • les pères ayant pris plus de 40 semaines ne montrent pas non plus de bénéfice significatif sur la santé mentale ;
  • le bénéfice en santé mentale semble donc spécifique à une fenêtre intermédiaire de durée de congé.

Quelles implications ? Ces résultats suggèrent que des politiques favorisant

un congé parental paternel de durée intermédiaire, supérieur à 13 semaines mais inférieur à 40,

pourraient contribuer à améliorer la santé mentale des pères dans les premières années de vie de l’enfant.

La possibilité que des facteurs non mesurés, comme la satisfaction conjugale ou les conditions de travail, influencent à la fois la durée du congé et la santé mentale ne peut être exclue.

Source: American Journal of Public Health June 18, 2026 DOI: 10.2105/AJPH.2026.308589 Paternal parental leave duration and depressive symptoms in the early years of fatherhood: a longitudinal study (In Press) via Karolinska Institute

Lire aussi : La SANTÉ MENTALE du père influence à vie celle de ses enfants

Équipe de rédaction Santélog Sep 28, 2026Admin

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