Les écoles de Riyad ont été invitées à suspendre les cours en présentiel pendant une semaine et à basculer vers l’enseignement à distance via la plateforme Madrasati. La mesure concerne les élèves ainsi que les personnels enseignants, éducatifs et administratifs, selon les informations diffusées le 27 septembre et les messages reçus par des familles de la capitale saoudienne.
Cette décision intervient après une nouvelle séquence de tensions sécuritaires. Les autorités saoudiennes ont déclaré avoir intercepté des drones dirigés vers la région de Riyad ainsi que des missiles visant Khamis Mushait, des attaques qu’elles attribuent aux Houthis du Yémen. Le calendrier rapproche donc les deux événements, mais le ministère saoudien de l’Éducation n’avait pas publié d’explication officielle détaillant le motif de la fermeture au moment des premiers comptes rendus.
Des parents ont reçu des notifications de leurs établissements annonçant le recours temporaire à Madrasati. Cette infrastructure numérique, déjà utilisée pour l’enseignement à distance, permet aux écoles de poursuivre les cours sans présence physique sur les campus. La mesure transforme ainsi un contexte de sécurité régionale en contrainte immédiate pour l’organisation quotidienne des familles, des enseignants et des administrations scolaires.
Il faut cependant distinguer ce qui est confirmé de ce qui reste interprété. Le passage à distance pour une semaine a été rapporté par plusieurs médias sur la base de directives et de messages adressés aux établissements. En revanche, attribuer formellement la décision aux attaques récentes reviendrait à établir un lien de causalité que les autorités éducatives n’avaient pas encore explicité publiquement.
La durée annoncée étant limitée à une semaine, l’attention se portera maintenant sur la reprise éventuelle des cours en présentiel et sur toute communication du ministère de l’Éducation. D’ici là, la plateforme Madrasati devient l’outil principal de continuité pédagogique à Riyad, tandis que la situation sécuritaire reste suivie séparément par les autorités du royaume.
