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Haut-Sassandra : trois jours sans cours après la mort de l’enseignant Keita Daouda

Publié le 29 septembre 2026 par Stedathe

Les établissements scolaires du Haut-Sassandra sont touchés par un mouvement de trois jours après la mort de Keita Daouda, professeur d’anglais au Lycée Moderne de Bédiala. Le collectif régional des syndicats du secteur Éducation-Formation a appelé les enseignants et personnels à suspendre les cours ainsi que les activités pédagogiques et administratives du 28 au 30 septembre. Le mouvement est présenté comme une période de deuil et de protestation.

Le décès est survenu le 26 septembre au corridor de Bédiala, sur l’axe Daloa–Bédiala. Selon le récit diffusé par le collectif syndical et repris par KOACI, l’enseignant circulait à moto derrière un camion lorsqu’une corde utilisée au poste de contrôle aurait été relevée sur son passage. Le collectif affirme qu’il a été projeté au sol et qu’il est décédé. Ces circonstances proviennent du témoignage des syndicats et doivent rester attribuées comme telles tant que l’ensemble des faits n’a pas fait l’objet d’une clarification officielle complète.

La tension aurait ensuite augmenté lorsque des enseignants se sont rendus sur les lieux. Le collectif affirme que des membres des forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes et que plusieurs enseignants ont subi des violences. Là encore, il s’agit des accusations formulées par les représentants syndicaux. Le mouvement de trois jours vise notamment à demander des explications sur les circonstances du décès et sur la gestion de la situation après l’accident.

Au-delà de ce cas, les syndicats mettent en avant la sécurité des personnels de l’éducation lorsqu’ils se déplacent et lorsqu’ils se mobilisent après un incident. Ils ont appelé leurs membres à rester calmes et à respecter les personnes et les biens pendant la suspension des activités. Une motion de protestation doit également être portée devant les autorités administratives régionales.

La reprise normale dépendra désormais de la manière dont les autorités répondent aux demandes d’éclaircissement et des suites données aux faits signalés. La mort de Keita Daouda est établie, tout comme l’appel syndical à trois jours sans cours. Les responsabilités précises dans l’accident et les accusations de violences nécessitent en revanche une distinction claire entre les témoignages des syndicats, les constatations officielles et d’éventuelles conclusions d’enquête.


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