L’Arabie saoudite prévoit un déficit budgétaire important pour 2027. Le ministère des Finances estime les dépenses à environ 1 392 milliards de riyals et les recettes à 1 202 milliards. L’écart attendu atteint 191 milliards de riyals, soit près de 51 milliards de dollars et environ 3,6 % du PIB.
Ces chiffres figurent dans le document prébudgétaire et constituent donc des prévisions, pas les résultats définitifs de l’année 2027. Ils peuvent évoluer en fonction des prix du pétrole, de la croissance, des recettes fiscales et du rythme de réalisation des grands projets.
Riyad présente cette stratégie comme un équilibre entre soutien à la croissance, diversification de l’économie et soutenabilité des finances publiques. Le gouvernement maintient un niveau d’investissement élevé, notamment dans les programmes liés à Vision 2030.
Le document ne signifie pas que l’Arabie saoudite a déjà dépensé ou emprunté les montants annoncés. Il fixe une trajectoire préparatoire qui servira de base au budget final.Les 191 milliards de riyals correspondent donc à une prévision officielle inscrite dans le document prébudgétaire, et non à un déficit déjà constaté.
Le déficit annoncé intervient alors que le royaume poursuit de grands investissements dans les infrastructures, le tourisme, le sport et l’industrie. Le gouvernement estime que ces dépenses peuvent soutenir la diversification économique à long terme. Les analystes surveilleront toutefois la vitesse d’endettement et la sensibilité des recettes aux hydrocarbures. Le budget final de 2027 donnera une image plus précise des arbitrages retenus entre investissements et prudence budgétaire.
