Amnesty International accuse les services marocains d’avoir utilisé un ensemble de moyens de surveillance physique et numérique contre des journalistes, militants et voix critiques. Dans un rapport publié le 1er octobre, l’organisation dit s’appuyer sur des analyses techniques, des cas déjà documentés et le témoignage d’un ancien membre des services de renseignement.
Amnesty affirme notamment que le logiciel espion Pegasus a été utilisé contre certaines personnes ciblées. Le rapport décrit aussi des filatures, de la surveillance de communications et des pratiques destinées, selon l’organisation, à intimider ou réduire au silence des voix critiques.
Amnesty attribue ces pratiques aux services marocains sur la base de ses analyses techniques, de cas documentés et de témoignages. Les autorités marocaines ont contesté par le passé plusieurs accusations liées à l’utilisation de Pegasus. Aucune décision judiciaire ne permet, à ce stade, d’établir définitivement l’ensemble des accusations formulées dans le rapport.
Le fait nouveau est la publication d’un rapport détaillé qui relance le débat sur la protection des journalistes et militants au Maroc. La portée réelle des pratiques décrites devra être évaluée à partir des preuves publiques, des réponses officielles et d’éventuelles procédures indépendantes.
Amnesty demande des garanties renforcées pour la confidentialité des communications ainsi que des enquêtes indépendantes sur les cas documentés. La suite dépendra notamment des réponses des autorités marocaines et de la publication éventuelle de nouveaux éléments techniques ou judiciaires
