Le président nigérian Bola Ahmed Tinubu affirme que l’économie du pays sort de la phase de « traitement d’urgence » engagée après son arrivée au pouvoir. Dans son discours du 66e anniversaire de l’indépendance, il présente les réformes des subventions, du marché des changes et des finances publiques comme les étapes les plus difficiles d’un programme désormais entré, selon lui, dans une nouvelle phase.
Tinubu revendique plusieurs améliorations : croissance supérieure à 4 %, recul de l’inflation par rapport à son pic et renforcement des réserves de change. Ces chiffres font partie du bilan présenté par la présidence. Ils ne suffisent toutefois pas, à eux seuls, à mesurer l’évolution du niveau de vie, de l’emploi ou du pouvoir d’achat des ménages.
Le président promet désormais de concentrer davantage l’action publique sur l’emploi, la baisse des pressions sur les ménages et la transformation des gains macroéconomiques en amélioration visible du niveau de vie.
Le discours du 1er octobre est donc à la fois un bilan politique et une promesse de nouvelle étape. Il ne signifie pas que les difficultés économiques sont résolues. Le prochain enjeu sera de mesurer si l’amélioration revendiquée des indicateurs se traduit effectivement dans le quotidien des ménages.
Les opposants au gouvernement soulignent que la baisse de l’inflation ne signifie pas automatiquement un retour des prix à leur niveau antérieur. Les ménages peuvent continuer à ressentir une forte pression même lorsque le rythme de hausse ralentit. Tinubu affirme que la prochaine phase doit justement produire des effets plus visibles. Les statistiques officielles, l’emploi et le pouvoir d’achat permettront de mesurer cette promesse dans les mois à venir.
