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The bank job

Publié le 05 septembre 2008 par Hongkongfoufou
Par Hong Kong Fou-Fou

The bank job Quelques lignes pour promouvoir un petit film sympa actuellement à l'affiche. Voyons, qu'est-ce que nous avons là ? Londres. Une bande de truands plutôt minables qui essayent de jouer dans la division supérieure et se trouvent mêlés à des événements qui les dépassent. Un roi du porno. Jason Statham. Hola, hola. L'ami Hong Kong Fou-Fou ne serait-il pas en train de radoter et de nous reparler de "Arnaques, crimes et botanique" ? Que nenni. Précisons que l'histoire se déroule à une époque où les flics anglais roulaient en Jaguar, les membres de la pègre en Triumph Dolomite Sprint, les supporters de foot étaient élégants et se contentaient d'une discrète pochette aux couleurs de leur club au lieu de se transformer en épouvantails colorés (soyons justes, "certains" supporters maintiennent encore dans les tribunes un standard vestimentaire élevé), le reggae et la soul occupaient les premières places des hit-parades, les chips au vinaigre étaient vendues dans des cornets de papier grossier. Ah, ça, ça n'a pas changé...
Bref, nous sommes en 1971, à Londres. Terry (Jason Statham, qui porte toujours aussi bien la tonsure) est un petit vendeur de voitures un peu malhonnête et très magouilleur qui a bien du mal à rembourser ses dettes au caïd local. Les sbires de ce dernier, Pink et Pirk, menaçant de le passer à tabac dans un avenir aussi proche que sombre, Terry ne peut qu'accepter la proposition d'une ex-petite amie, Martine Love (L-O-V-E, l'actrice Saffron Burrows épelle ça très bien. Elle est d'ailleurs habituée à tourner la tête à des petits voyous, puisqu'elle faisait la même chose dans "Gangster N°1") concernant un casse dans la salle des coffres de la banque Lloyds. Terry réunit quelques copains dont l'enthousiasme compense l'inexpérience et ils réussissent le coup. Ce qu'ils ignorent, c'est qu'ils sont manipulés par les services secrets anglais (un petit clin d'oeil sympa : leur agent ressemble furieusement à Sean Connery dans les premiers "James Bond"...) qui cherchent à récupérer des photos compromettantes d'un membre de la famille royale enfermées dans l'un des coffres.
L'ambiance de l'Angleterre des 70s est plutôt bien rendue, il y a de la rouflaquette opulente, de la fourrure synthétique, d
u velours et de la lunette aviateur. De la casquette à la "Andy Capp". De la Ford Capri, de la Mini Cooper. Du pub, de la pinte. Et tout un tas de personnages attachants... Heu, non, que des raclures (des excités du Black Power, un lord pervers, des policiers corrompus, etc...). Les seuls gentils, c'est bête à dire, ce sont les voleurs qui veulent juste rafler quelques liasses de biffetons pour mettre un peu de gelée de groseille dans leurs épinards...
Ajoutons que le film se base sur des faits réels, qui ont provoqué toute une série de scandales en leur temps. Heureusement, les éléments du dossier seront officiellement rendus public en 2054. Ah ben il me tarde, tiens !
Au fait, le titre français du film, c'est "Braquage à l'anglaise". Bravo, très original... Et en parlant d'original, il faut évidemment aller voir ce film en V.O. Si c'est pour entendre un prolo de l'East End parler avec la voix de Patrick Timsit, mieux vaut rester chez soi et revoir "Lock, stock and two smoking barrels" (heu, pour les anglophobes, c'est
"Arnaques, crimes et botanique")...

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