Les États-Unis ont suspendu vendredi 2 octobre les services consulaires en personne de leur ambassade et de leurs consulats au Brésil, invoquant des préoccupations de sécurité. La mesure intervient deux jours avant l’élection présidentielle brésilienne du 4 octobre. Le Département d’État n’a pas rendu publics les détails de la menace et n’a pas établi de lien direct entre la suspension et le scrutin.
L’ambassade a demandé aux citoyens américains d’éviter les installations diplomatiques et d’utiliser les canaux à distance en cas d’urgence. Les autorités américaines ont indiqué travailler avec leurs homologues brésiliens sur la situation. L’Australie a également suspendu certains services diplomatiques à Brasília, tandis que plusieurs pays ont diffusé des consignes de prudence à l’approche de l’élection.
La police fédérale brésilienne a mené des opérations de recherche et de saisie à São Paulo et dans le District fédéral dans le cadre d’une enquête sur de possibles menaces contre des installations diplomatiques américaines. Les premiers éléments communiqués ne permettent pas d’affirmer qu’un projet d’attaque concret a été établi, ni que les personnes visées sont liées à une organisation criminelle. L’enquête se poursuit sur les matériels saisis et les signalements reçus.
La proximité du scrutin donne à la décision américaine une forte visibilité politique, mais les motifs officiellement annoncés restent sécuritaires. La suspension n’apporte aucune indication sur l’issue de l’élection du 4 octobre. Elle crée en revanche une perturbation immédiate pour les usagers des services consulaires et place les installations diplomatiques sous une surveillance accrue pendant une période déjà sensible.
La décision touche les rendez-vous consulaires et les démarches habituellement effectuées en personne, même si les services d’urgence restent accessibles à distance. La réouverture dépendra de l’évaluation sécuritaire menée avec les autorités brésiliennes, aucune date générale de reprise n’ayant été annoncée avec la suspension de vendredi. Les demandeurs de visas et les ressortissants concernés doivent donc s’appuyer temporairement sur les informations publiées par les représentations américaines.
