Le Burkina Faso et le Groupe de la Banque mondiale ont officiellement lancé le 2 octobre à Ouagadougou leur nouveau Cadre de partenariat pays pour la période 2026-2031. Ce document doit guider la coopération entre les deux parties au cours des prochaines années. Il avait déjà été approuvé auparavant, mais la cérémonie d’octobre marque son lancement opérationnel et sa présentation aux acteurs concernés au Burkina Faso.
Le cadre est aligné sur les priorités nationales du Plan RELANCE. Il doit concentrer une part importante des interventions sur le capital humain, notamment la santé et l’éducation, l’accès à l’électricité, la productivité agricole et la sécurité alimentaire. La création d’emplois, particulièrement pour les jeunes, constitue également un objectif transversal présenté par la Banque mondiale et les autorités burkinabè.
Les responsables présents ont insisté sur la nécessité de transformer les financements et projets en résultats mesurables. Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a présenté le partenariat comme un outil destiné à renforcer la résilience et les opportunités économiques. Les autorités burkinabè ont pour leur part souligné l’alignement du dispositif sur leurs propres choix de développement.
Ce lancement ne signifie pas que les objectifs annoncés sont déjà atteints. Le CPP est un cadre pluriannuel qui doit maintenant être décliné en projets, financements, calendriers et indicateurs. Son bilan ne pourra être jugé qu’à travers les résultats obtenus sur l’accès aux services, l’emploi ou la productivité agricole. Au 2 octobre, le fait nouveau est donc l’entrée officielle dans cette nouvelle phase de coopération, et non l’achèvement des transformations promises.
