Le vote final attendu jeudi sur la réforme électorale italienne doit trancher un texte qui modifierait sensiblement la transformation des voix en sièges. La proposition défendue par la coalition de Giorgia Meloni introduit un système entièrement proportionnel, mais lui ajoute un bonus destiné à garantir une majorité parlementaire à toute alliance obtenant plus de 42 % des suffrages.
Ce seuil constitue le cœur politique du dispositif. Une coalition qui le franchirait bénéficierait d’une prime de sièges afin de disposer d’une majorité, même si son score électoral restait inférieur à 50 %. Les promoteurs de la réforme mettent en avant la stabilité gouvernementale. Ses adversaires contestent l’effet que ce mécanisme pourrait avoir sur la représentation et sur l’équilibre entre les différentes forces politiques.
Le dossier est particulièrement sensible parce que l’Italie doit organiser des élections nationales d’ici la fin de 2027. Des hypothèses évoquent un scrutin en mai 2027, éventuellement en même temps que des élections locales dans plusieurs grandes villes. Dans ce contexte, chaque modification des règles électorales est examinée à la fois sous l’angle institutionnel et sous celui de ses conséquences possibles pour les alliances en compétition.
Le texte a déjà franchi deux votes de confiance le 6 octobre à la Chambre. Le scrutin final doit toutefois se dérouler à bulletin secret, ce qui maintient une part d’incertitude. Reuters a indiqué que Giorgia Meloni pourrait démissionner en cas de rejet. Au-delà de la bataille politique immédiate, le vote décidera donc si le seuil de 42 % et la prime majoritaire deviennent la nouvelle architecture prévue pour les prochaines élections nationales.
