Lorsqu’un Premier ministre démissionne, la première conséquence dépend du système institutionnel. Dans beaucoup de régimes parlementaires ou semi-présidentiels, le départ du chef du gouvernement entraîne la démission de l’ensemble du cabinet ou oblige formellement celui-ci à remettre son mandat. Dans d’autres pays, certains ministres restent temporairement en fonction jusqu’à la nomination de leurs successeurs.
Le chef de l’État doit ensuite désigner une personne capable de former un nouveau gouvernement. Dans un régime parlementaire, cette personne doit généralement pouvoir obtenir ou conserver la confiance du Parlement. Si une majorité claire existe, la transition peut être rapide. Lorsque les partis sont divisés, plusieurs jours ou semaines de négociations peuvent être nécessaires.
Pendant cet intervalle, le gouvernement sortant peut continuer à assurer les tâches indispensables. En France, par exemple, un gouvernement dont la démission a été acceptée peut être chargé d’expédier les affaires courantes jusqu’à la formation de son successeur. D’autres constitutions prévoient des mécanismes proches afin d’éviter toute interruption du fonctionnement de l’État.
La démission d’un Premier ministre ne provoque donc pas automatiquement des élections. Elles deviennent nécessaires seulement si le système ne permet pas de construire un nouvel exécutif ou si les autorités compétentes choisissent, dans les conditions prévues par la Constitution, de dissoudre le Parlement et de retourner devant les électeurs.
