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Le hold-up légal que l'État vous cache et pourquoi on vous traite de fainéants

Publié le 09 octobre 2026 par Guy Deridet

Vous travaillez trop peu. C'est le refrain qui tourne en boucle depuis des décennies. Tandis que l’on vous fait sentir coupable d'être en vie, le gouvernement français consacre chaque année plus de 200 milliards d'euros à des subventions publiques pour les entreprises. Une excellente vidéo de l'excellent site praxismedia.fr.



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Vous travaillez trop peu. C'est le refrain qui tourne en boucle depuis des décennies. 
 

Du genre :
 

➤Trente-cinq heures, 

➤ trop de jours fériés, 

➤ des Français fainéants qui refusent de se lever le matin, 

➤ des retraites trop longues, 

➤ une vie de pacha (!) financée par une dette abyssale de 3 500 milliards d'euros. 
 

Pendant ce temps, nos dirigeants nous promettent :
 

➤ l'austérité,

➤ le recul de l'âge de départ à la retraite et 

➤ la suppression de jours chômés. 
 

Le citoyen lambda, lui, est sommé de travailler plus pour que les comptes publics rentrent dans le rang.
 

Sauf que cette histoire, aussi séduisante soit-elle pour les éditorialistes pressés, est une escroquerie intellectuelle. 
 

Tandis que l’on vous fait sentir coupable d'être en vie, le gouvernement français consacre chaque année 211 milliards d'euros à des subventions publiques pour les entreprises. 
 

Soit plus de deux fois le budget de l'Éducation nationale, et près de dix-huit fois celui de la Justice. Bienvenue dans le plus grand détournement de fonds publics du siècle, parfaitement légal, parfaitement organisé, et parfaitement passé sous silence par ceux qui devraient le dénoncer.



Le budget de l'État : un brouillard comptable organisé

Pour comprendre l'ampleur du scandale, il suffit de consulter le site officiel budget.gouv.fr. Là, parmi les 851 milliards de dépenses annuelles de l'État, on découvre un poste intitulé « Remboursement et dégrèvement » qui engloutit à lui seul 145 milliards d'euros. 
 

Un chiffre colossal, présenté sans explication claire, comme si l'argent disparaissait dans un trou noir bureaucratique. Pire que cela : c'est le poste le plus importan tdu budget de l'État, mais il faut cliquer dessus pour avoir les détails. Bravo la transparence ! 
 

À côté, l'audiovisuel public se contente de 3,86 milliards, la Justice de 12,59 milliards, et même la Défense - pourtant sacrée - plafonne à 92 milliards. Au passage, outre qu'on ne mentionne jamais ce poste le plus important (145 milliards), on continue dans les médias de révérence, comme je les appelle, d’affirmer que le poste le plus important de l'État, c'est l'Éducation nationale, alors que depuis les dernières initiatives de Macron, le poste le plus important, c'est la Défense, parce que les Russes vont nous attaquer. Ben, voyons. Encore une occasion pour les petits copains de Macron de ramasser encore une fois quelques milliards. 
 

En 2025, une commission sénatoriale présidée par Olivier Ritman et rapportée par Fabien Guay a tenté de faire la lumière sur ce magma. 
 

Leur constat est glaçant : l'État français verse aux entreprises une somme astronomique via plus de 2 252 dispositifs différents :
 

➜ exonérations de cotisations, 

➜ taux de TVA réduits, 

➜ crédits d'impôt, 

➜ aides à l'apprentissage ( apprentissage, mon œil : la majorité des bénéficiaires sont des étudiants de deuxième et troisième année. Voir les détails dans la vidéo pour comprendre cette énième embrouille).
 

Tout ça sans posséder le moindre tableau de bord centralisé. Aucune définition claire de ce qu'est une « aide publique », aucun suivi des bénéficiaires, aucune évaluation de l'efficacité. 
 

C'est littéralement une machine à distribuer de l'argent public en aveugle, où l'administration elle-même avoue ne pas savoir qui touche quoi.
 

Le total ? 211 milliards d'euros par an, en augmentation constante. 
 

Décomposés grossièrement :

➜ 75 milliards d'allègements de cotisations sociales, 

➜ 88 milliards de dépenses fiscales, et 

➜ 41 milliards d'interventions de BPI France. 
 

Une somme qui, si elle était utilisée intelligemment, financerait des hôpitaux, des écoles et des infrastructures. Au lieu de cela, elle sert principalement à engraisser les actionnaires.

La machine à cash : quand l'État subventionne les licenciements

 

Parmi ces dispositifs, le Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi (CICE) tient la palme de l'absurde - et surtout, de la longévité. Créé en 2013 sous Hollande, ce mécanisme a été imaginé et porté par un certain Emmanuel Macron, alors secrétaire général adjoint de l'Élysée puis ministre de l'Économie. Vous avez bien lu : l'inventeur du CICE, c'est lui. 
 

Et devinez quoi ? Quand Macron est devenu président en 2017, il n'a pas supprimé son propre bébé. Non. Il l'a pérennisé. En 2019, il a transformé le CICE en allègements de charges sociales pérennes pour les employeurs - une baisse de cotisations patronales inscrite dans la durée, sans contrepartie stricte, sans contrôle sur l'utilisation des fonds. Le nom a changé, le principe est resté : l'État continue de déverser environ 20 milliards d'euros par an (parfois 21, parfois 22 selon les exercices) dans les caisses des entreprises, sans demander de comptes.
 

Depuis sa création en 2013 jusqu'à aujourd'hui, le dispositif - sous ses différentes formes - a coûté aux finances publiques bien plus de 200 milliards d'euros. Oui, vous avez bien lu : plus de deux cents milliards. Et ça continue. Chaque année, le contribuable français finance grassement cette manne qui, selon les estimations de France Stratégie, n'a démontré aucun effet significatif sur l'investissement ou la compétitivité réelle. Entre 250 000 et 1 million d'euros dépensés par emploi créé, selon les calculs les plus favorables. C'est cher, très cher, pour un bilan aussi incertain.
 

Incertain parce que évoquer le seulement le mot de compétitivité en 2026, après le désastre des deux mandats Macron et l'état actuel lamentable de l'industrie qui a été complètement détruite, et cela a commencé bien avant Macron, aucun  économiste sérieux n'osera se risquer à  faire cela aujourd'hui. 
 

Mais le pire, c'est l'effet d'aubaine. 
 

Ce phénomène économique brutal où les entreprises encaissent l'argent public pour faire ce qu'elles auraient fait de toute façon. 
 

Prenons quelques exemples, glanés dans la presse économique mais soigneusement occultés par nos dirigeants. 

En 2017, alors que le CICE tournait à plein régime, les entreprises du CAC 40 distribuaient 93 milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires. Pendant ce temps, les bénéfices du CAC 40 ont explosé, passant de 30-40 milliards au début des années 2000 à 208 milliards en 2022, avant de retomber à 144 milliards en 2023 et de remonter depuis. Les dividendes, eux, ont suivi la même courbe ascendante : de 15 milliards à 100 milliards par an
 

Pendant que l'État subventionnait grassement ces mêmes entreprises, celles-ci continuaient de licencier. 
 

🔶Auchan a reçu 2 milliards d'euros d'aides publiques entre 2013 et 2023, avant d'annoncer en 2024 la suppression de 2 400 emplois. 

🔶 Michelin a touché près de 100 millions d'euros d'aides en 2023, pour annoncer un plan de sauvegarde de l'emploi concernant 1 250 salariés l'année suivante. 

🔶 LVMH a encaissé 275 millions d'euros tout en supprimant 1 200 postes. 

🔶 Carrefour, autrefois symbole de l'hypermarché français, a bénéficié d'aides massives tout en procédant à des délocalisations et des fermetures de magasins.
 

Le mécanisme est d'une simplicité déconcertante : 
 

➤l'État donne de l'argent sans condition, sans contrôle, sans obligation de maintien de l'emploi. 

➤ Les entreprises encaissent,

➤ distribuent des dividendes records à leurs actionnaires, 

➤ délocalisent vers les pays de l'Est européen où les salaires sont trois fois moins chers,

➤ et, licencient en France.

➤ Puis elles reviennent quémander la prochaine aide. 

➤ Et l'État, docilement, ressert. 
 

C'est ce qu'on appelle le capitalisme de connivence : une fusion incestueuse entre la classe politique et la classe économique, où l'intérêt général est sacrifié sur l'autel des profits privés. Moi, j'appelle cela la République des petits copains. 
 

On estime qu'entre 60 et 90 milliards d'euros de ces aides annuelles sont captés par les grandes entreprises sans contrepartie réelle, sans réindustrialisation, sans création nette d'emplois. 
 

Pendant ce temps, la dette publique atteint 3 500 milliards, le chômage persiste, et l'industrie française continue son lent suicide. 
 

On nous vend l'idée que ces aides sont « vitales » pour la compétitivité. Sauf que la compétitivité, dans ce système, elle n'existe plus depuis longtemps et signifie surtout la capacité à verser des dividendes toujours plus élevés.

Le piège de l'euro : quand on a vendu notre souveraineté pour une promesse de prospérité ⚠️

 

Mais pourquoi diable maintenir un tel système de gabegie ? Pourquoi ne pas simplement taxer les riches, réduire les dépenses inutiles et réinvestir dans l'industrie ? 
 

La réponse tient en un mot : l'euro. Ou plutôt, en la perte de notre souveraineté monétaire.
 

Retour en 1992. Le traité de Maastricht est signé en février, ratifié par référendum en septembre avec une courte majorité de 51 %. François Mitterrand promet alors 4 à 6 millions d'emplois grâce à l'espace européen. 
 

Trente ans plus tard, le constat est amer. En abandonnant le franc pour l'euro, la France a confié sa politique monétaire à la Banque centrale européenne à Francfort. Fini la dévaluation compétitive, fini l'ajustement monétaire. Fini, surtout, la possibilité de moduler notre monnaie selon nos besoins économiques.
 

Or, une monnaie unique pour des économies hétérogènes est une aberration structurelle. 
 

Selon les rapports annuels du FMI, l'euro est surévalué de 5 à 10 % pour la France et sous-évalué de 10 à 15 % pour l'Allemagne. Faites le calcul : un écart de compétitivité de 20 à 25 % entre nos deux économies. 
 

🔶L'euro rend les produits français artificiellement 10 % plus chers sur les marchés internationaux, pénalisant nos exportations. 

🔶 À l'inverse, il rend les produits allemands 10 % moins chers, leur offrant un avantage compétitif écrasant.
 

Pendant que la France adoptait les 35 heures (payées sur la base de 39 heures), augmentant mécaniquement le coût du travail, l'Allemagne instaurait les lois Hartz, compressant les salaires et développant les « mini-jobs » précaires.
 

Résultat ? 
 

🔶 Une balance commerciale française passée de l'excédent au déficit structurel de 100 milliards d'euros par an. 

🔶 Une désindustrialisation galopante. 

🔶 Un appareil productif en ruine.
 

Les dirigeants français, de Mitterrand à Macron en passant par Chirac, Sarkozy et Hollande, ont tous participé à cette tragédie. 
 

Ils ont accepté l'euro en pariant que cela forcerait la France à « devenir allemande » - c'est-à-dire à investir massivement en R&D, à monter en gamme, à produire du haut de gamme irréprochable. 
 

Le pari a été perdu. 
 

Au lieu d'investir, les grands groupes français ont choisi la facilité : délocaliser vers la Pologne, la Roumanie ou la Slovaquie, où les salaires sont dérisoires et les droits des travailleurs inexistants. Pourquoi investir dans l'innovation quand on peut réduire les coûts de production de 30 % en déplaçant une usine à l'Est de l'Europe, tout en continuant à vendre en France sans droits de douane ?
 

Philippe Séguin, en 1992, avait qualifié Maastricht de « fédéralisme au rabais », antidémocratique et technocratique. 
 

Il avait raison. Trente ans plus tard, nous payons le prix de cette soumission volontaire. Nous sacrifions notre industrie, nos emplois, notre modèle social, pour préserver une monnaie qui avantage structurellement notre voisin allemand et pénalise notre économie.

Nos vies valent moins que leurs profits

Face à ce constat, que font nos dirigeants ? Rien. Ou plutôt, ils continuent. 
 

Ils maintiennent le cap, parce que remettre en cause l'euro, c'est remettre en cause trente ans de carrière politique. C'est admettre l'échec. C'est reconnaître que le « modèle européen » a été une catastrophe pour la France. 
 

Alors on compense. On déverse des aides publiques sans fin pour masquer les dégâts de la monnaie unique. 
 

🔶 On affaiblit le Code du travail, 

🔶 on allonge la durée de cotisation, 

🔶 on réduit les budgets hospitaliers, 

🔶 on ferme des services publics. 
 

Tout cela pour préserver la santé de l'euro et la rentabilité du CAC 40.
 

C'est une inversion totale des priorités. La santé de la monnaie et les dividendes des actionnaires passent avant la vie des citoyens. On vous demande de travailler plus, de partir plus tard à la retraite, d'accepter la précarité, pendant que des milliards filent vers des entreprises qui licencient. On vous traite de feignants pendant que d'autres, bien assis dans leurs fauteuils de cuir, pillent les caisses de l'État en toute légalité.

Alors, que faire ? 

 

Faut-il sortir de l'euro ? C'est une question légitime, complexe, qui mérite un débat démocratique sérieux - pas un référendum à la va-vite, mais une réflexion approfondie sur les mécanismes de sortie, la protection de l'épargne, et la reconstruction d'une politique industrielle digne de ce nom. 
 

Certains économistes, de gauche comme de droite, plaident pour cette option. D'autres estiment qu'il est possible de sauver le navire européen en imposant des règles du jeu équitables. Quoi qu'il en soit, le statu quo est intenable.
 

En attendant, deux mesures immédiates s'imposent, inspirées du rapport sénatorial de 2025. 
 

Premièrement, conditionner strictement les aides publiques : toute entreprise recevant des subventions devrait s'engager à investir, à maintenir l'emploi, à ne pas délocaliser. En cas de manquement, remboursement intégral des aides et pénalités financières dissuasives. Fini l'argent public distribué comme des bonbons à des entreprises qui le reversent immédiatement à leurs actionnaires.
 

Deuxièmement, transparence totale. Un site officiel, accessible à tous, listant en temps réel qui touche combien, pour quelle raison, avec quels résultats. Fini le brouillard comptable. Fini les 145 milliards de « remboursements et dégrèvements » mystérieux. Les citoyens ont le droit de savoir où va leur argent.
 

Ces mesures ne sont pas révolutionnaires. Elles sont de simple bon sens. 
 

Pourtant, elles se heurtent à un mur de verre : la connivence entre politique et finance. 
 

C'est pourquoi la mobilisation citoyenne est essentielle. Le projet Praxis, lancé par des militants déterminés, propose un système de vote sécurisé permettant aux citoyens d'imposer ces réformes. Transformez votre colère en force politique. Reprenez le pouvoir.
 

Parce qu'au final, ce n'est pas vous qui êtes feignants. C'est eux qui vous volent. Et il est grand temps de le leur faire savoir.

N.B

 

À propos des “feignants” : 

Les données publiées par le baromètre de référence de la santé mentale au travail du cabinet Empreinte Humaine / Ipsos BVA dressent un constat précis :
 

🔶 50 % des salariés français se trouvent en situation de détresse psychologique (combinant symptômes de dépression et d'épuisement). 
 

🔶 32 % des salariés français (soit environ 1 tiers) sont réellement à risque de burnout.
 

🔶 11 % des salariés sont quant à eux touchés par un risque de burnout sévère (ce qui représente tout de même environ 2,4 millions de personnes).

À ce que je sache, les fainéants ont rarement ce genre de problèmes …

 

Source :

https://empreintehumaine.com/


 

 


 

Sources :👍

 

Rapport sénatorial sur les aides aux entreprises (Commission des finances)
 

Source : Sénat - Rapport d'information "Les aides publiques aux entreprises : un dispositif à réformer" (Ritman/Guay)

URL :Notice et fiche de synthèse du rapport sur le site du Sénat :

https://www.senat.fr/notice-rapport/2024/r24-808-1-notice.html
 

Les 211 milliards d'euros d'aides annuelles
 

Source : France Stratégie (ex-Commissariat général à la stratégie et à la prospective)

Titre : "Les aides publiques aux entreprises : un chiffrage complexe"

https://www.strategie-plan.gouv.fr/publications/les-aides-aux-entreprises-definition-perimetres-cadre-de-suivi-et-devaluation
 

Rapport de la Cour des Comptes:
https://www.ccomptes.fr/fr/publications/garantir-lefficacite-des-aides-de-letat-aux-entreprises-pour-faire-face-aux-crises

 

Les 145 milliards de "Remboursements et dégrèvements"
 

Source: Projet de loi de finances 2025 

https://www.senat.fr/rap/l25-139-326/l25-139-326_mono.html
 

Création du CICE (2013) et rôle d'Emmanuel Macron
 

Source : Loi de finances rectificative pour 2012 (n° 2012-1510 du 29 décembre 2012)

URL : https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000026998310

Contexte : Macron était alors Secrétaire général adjoint de l'Élysée (2012-2014), puis Ministre de l'Économie (août 2014)
 

Transformation en allègements de charges pérennes (2019)
 

Source : Loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019 (Article 133)

URL : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000037882510

Contexte : Le CICE a disparu, mais il a été remplacé par des allégements de charges sociales pour les entreprises et pérennes.

📚 Glossaire

 

Aides publiques aux entreprises : Transferts financiers de l'État vers les entreprises (subventions, crédits d'impôt, exonérations de charges) visant théoriquement à stimuler l'investissement, l'emploi ou la compétitivité.
 

Capitalisme de connivence : Système économique où les décisions politiques favorisent les intérêts privés d'entreprises ou de groupes économiques proches du pouvoir, au détriment de l'intérêt général et de la concurrence loyale.
 

CICE (Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi) : Dispositif fiscal français (2013-2018) permettant aux entreprises de déduire de leur impôt sur les sociétés un pourcentage de leur masse salariale, censé favoriser l'embauche et l'investissement.
 

Effet d'aubaine : Phénomène économique où une aide publique finance une action que le bénéficiaire aurait réalisée de toute façon, sans créer de valeur ajoutée réelle.
 

Euro surévalué/sous-évalué : Situation où la valeur réelle d'une monnaie est supérieure (surévaluée) ou inférieure (sous-évaluée) à son niveau d'équilibre économique par rapport aux monnaies étrangères, pénalisant ou avantageant les exportations du pays concerné.
 

Lois Hartz : Réformes du marché du travail allemandes (2003-2005) visant à flexibiliser l'emploi et à compresser les salaires, notamment via la création de « mini-jobs » précaires.
 

Souveraineté monétaire : Capacité d'un État à émettre sa propre monnaie et à mener une politique monétaire autonome (fixation des taux d'intérêt, dévaluation compétitive) pour ajuster son économie.
 

 


 




 


 


 

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